03 juillet 2009
Programme Eté 2009
Vous pouvez télécharger le programme estival des Montreurs en cliquant sur la miniature ci-dessous :
09 juin 2009
Compte-Rendu de l'Assemblée Générale d'avril 09
L'Assemblée Générale des Montreurs d'Images s'est déroulée le lundi 6 avril dans la salle Luigi Comencini. Le compte-rendu qui suit a été rédigé par Jacquie Dupuy, secrétaire des Montreurs.
La séance débute à 20h45 en présence de Nadège Lauzzana, représentant le maire d'Agen excusé, et de Bruno Tarreau, représentant la Fédération des Oeuvres Laïques.
Thierry Salvalaio, co-président des Montreurs, remercie les présents, excuse le Président du Conseil Général et le Président du Conseil Régional puis commence le rapport d'activité.
(Thierry Salvalaio et Derek Munn)
BILAN DE LA SAISON
En 2008, la fréquentation des salles de cinéma a progressé en France de 6% et les films français ont réalisé davantage d'entrées que les productions américaines, en très grande partie grâce à Astérix et Obélix et à Bienvenue chez les Ch'tis. Les salles Art & Essai ont aussi augmenté leur public grâce à leurs spécificités (lieu convivial, débats, etc.) Les Montreurs d'Images se sont peut-être cette année montrés moins cinéphiles mais plus citoyens : les nombreux documentaires projetés ont en effet trouvé leur public.
Pour la première fois, la salle des Montreurs a été ouverte cette année 7 jours sur 7, et les résultats pour ces nouvelles séances sont satisfaisants (les moyennes de spectateurs pour les séances du mardi sont de 15 à 18h15 et 30 à 21h.) Le dimanche matin, nous n'avons pu assurer les séances que grâce à Patrice Cayron qui a réalisé les projections, ce dont nous le remercions : nous tenterons de poursuivre cette expérience de la "Séance Petit Déj'".
(Roland Kermarec, responsable du site des Montreurs)
Le parrainage que nous avons expérimenté cette année nous a rapporté quelques adhérents. Nous n'avons par contre pas pu fidéliser les jeunes : Roland Kermarec, qui s'occupait ces dernières années de la "Commission Jeunes", précise que cette commission n'a pu fonctionner cette année faute de candidats, même si nous souhaitons la faire revivre.
Roland K. présente ensuite le bilan du site de notre cinéma, www.lesmontreursdimages.com , qui connaît une hausse de fréquentation importante depuis la rentrée. Des efforts particuliers ont également été fournis dans la communication électronique, à travers notamment l'amélioration de la liste de diffusion et du contenu des courriels adressés. Chacun de ces mails est adressé aujourd'hui à 700 contacts, dont la majorité des journalistes locaux, en particulier le site www.sortir47.fr avec qui nous avons mis en place un partenariat efficace dès septembre.
Le site a également pris récemment des couleurs, à l'image du hall des Montreurs, et les internautes peuvent y trouver davantage d'informations à propos des diverses animations, ainsi que davantage de photos, grâce notamment aux clichés d'Annie Toureille et Patrick Lesur. Hormis les renseignements spécifiques aux Montreurs, nous relayons à travers le site quelques infos touchant l'Art & Essai au niveau national, ainsi que les infos données par Les Amis des Montreurs d'Images. Dans le cadre du site, a été organisé pour la 3e année le Palmarès des Films des Montreurs, dont le classement peut être trouvé par ailleurs sur www.lesmontreursdimages.com .
Thierry Salvalaio se penche ensuite sur la fréquentation 2008 : 25500 entrées, soit une progression de 9% comportant plus de 5000 entrées en séances scolaires.
Les adhésions sont également en progression. Derek Munn, co-président des Montreurs, entre alors dans le détail des activités cinématographiques de l'année écoulée en précisant que "montrer des images" est le plus important. 215 films ont été programmés aux Montreurs en 2008.
De nombreuses animations ont été organisées, en collaboration avec la FOL, le Musée, différents partenaires culturels, des associations etc.
Animations_fevrier_2008_mars_2009
Notre programmation compte en outre deux festivals (Le 7e Art et les Autres / Mars Attac), une semaine allemande et une semaine latino-américaine. Nous essayons d'avoir un programme équilibré mais c'est parfois une tâche périlleuse car beaucoup de films sortent chaque semaine (11 en moyenne) et nous ne pouvons pas toujours avoir les films que nous avons sélectionnés dans les premières positions.
LES AMIS DES MONTREURS
Thierry Salavalaio annonce la création en 2008 de l'Association Les Amis des Montreurs d'Images et passe la parole à son Président, David Messager-Cazanave. Le Président des Amis présente son association créée en juin 08 par des personnes, adhérentes ou non aux Montreurs, qui souhaitent qu'Agen garde un cinéma d'Art & Essai indépendant. Leur premier souci était que le CNC n'autorise pas les Montreurs à fonctionner dans la salle Comencini (cette autorisation vient d'être obtenue pour 3 ans grâce à l'aide de la Mairie).
(David Messager-Cazanave)
L'association, apolitique, compte actuellement 200 adhérents et s'inquiète sur ce que sera la Délégation de Service Public en 2010. Quant au projet de la Porte du Pin, il apparaît flou et l'échéance de 2014 très lointaine. Comment les Montreurs tiendront-ils jusque là ? Où se situera le parking et sera-t-il payant ? A-t-on la garantie de bâtiments séparés ? La proximité du multiplexe ne gênera-t-elle pas la programmation des Montreurs ? Que fera M. Dejust devant la politique de prix des Montreurs ?
(Sylvain Philippon)
BILAN FINANCIER
Après cet exposé, Thierry Salvalaio remercie tous les collaborateurs des Montreurs, en particulier Sylvain Philippon, qui joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des Montreurs, puis passe la parole au trésorier Bernard Pinet. Bernard précise que la comptabilité est assurée par la FOL et remercie Priscilla pour sa collaboration et son travail efficace. Il explique que les chiffres proposés représentent un exercice sur 16 mois (du 1er septembre 2007 au 31 décembre 2008). Dorénavant, l'exercice sera fait sur les douze mois d'une année civile. Il est donc assez difficile de comparer les deux exercices précédents : par exemple, la CNASEA, qui a l'air identique, a diminué de 25%.
Notre chiffre d'affaire de 116.965 € est dû aux entrées et à quelques ressources de publicité. Nous bénéficions en outre d'une subvention de la Mairie, d'une subvention de la DRAC, de deux subventions du CNC, et de subventions du Conseil Général et du Conseil Général. Nous gardons pour l'année 2009 les cotisations encaissées à partir du 1er septembre 2008. Malgré une augmentation du nombre de films, du coût du transport et des salaires des employés, nous possédons un solde positif de 5.601 €.
(Jacquie Dupuy & Bernard Pinet)
Nous possédons 673 adhérents, dont 180 nouveaux, mais 80 n'ont pas réadhéré. Les dons nous ont rapporté 341 €. La situation est acceptable grâce aux subventions, à la rigueur de la gestion de la FOL et au fait que les quatre mois rajoutés à l'exercice sont les plus favorables. Toutefois les capitaux propres restent négatifs (- 4711 €)
Après un court métrage militant (Il n'y a pas de colin dans le poisson) qui permet à tous de se détendre, la parole est donnée à Bruno Tarreau pour la Ligue de l'Enseignement. Depuis sa création la Ligue accompagne les Montreurs car c'est un cinéma associatif. La Ligue continuera à soutenir les Montreurs et d'autres cinémas du département : Marmande, Casteljaloux, Monsempron. Les associations doivent se soutenir et travailler ensemble pour la promotion du cinéma.
(Bruno Tarreau)
Après l'intervention de Bruno Tarreau, nous passons au vote. Le bilan d'activité est adopté à l'unanimité, tout comme le bilan financier.
PERSPECTIVES
Pour 2009, la municipalité donne 8000 € de subvention supplémentaire et les Montreurs l'en remercient. Pour l'avenir, et dans l'optique des 3 salles, nous devons faire très attention au choix des films : il est en effet impératif de conserver les 3 labels Art & Essai (Recherche & Découverte / Jeune Public / Patrimoine & Répertoire). A l'heure actuelle, Philippe Dejust souhaite faire de l'Art & Essai : il est donc indispensable que les Montreurs évoluent et possèdent une identité solide pour conserver la confiance du public. Nous sommes intégrés à Ecrans 47, ce qui nous permet de participer à des animations en réseau et de partager les frais.
Pour le projet du Pin, nous attendons les propositions faites par l'architecte pour les trois salles et les 400 places, mais nous affirmons notre volonté d'avoir notre indépendance géographique (c'est-à-dire des cinémas séparés) et de demeurer exploitants. Nous devrons alors évoluer, à la fois dans nos relations avec la Mairie, avec une DSP plus contraignante, et dans notre fonctionnement qui devra devenir plus professionnel.
L'ADJOINTE A LA CULTURE
La parole est alors donnée à Nadège Lauzzana, qui salue la vitalité des Montreurs d'Images, dont elle a partagé une partie de l'histoire. "C'est une association en mouvement, qui doit évoluer en s'entourant de professionnels. C'est un autre cinéma, un lieu d'échanges, de convivialité, qui parle d'affect et où l'on va en confiance. La ville accompagne Les Montreurs en mettant à leur disposition la salle et le hall, lieu d'échanges et de discussion. Cette année, le hall a été repeint, et la climatisation a été installée dans la salle, où des fauteuils ont été réparés.
(Nadège Lauzzana)
Le projet futur est un projet partagé qui est aussi le projet du département. Nous accueillons 5000 élèves, nous pensons pouvoir en accueillir davantage dans trois salles. Nous pourrons ainsi développer le volet d'éducation à l'image, de formation du public et essayer de faire évoluer les pratiques culturelles des jeunes.
Pour répondre aux inquiétudes des Amis des Montreurs, la construction des 3 salles s'inscrit dans un vaste projet de rénovation urbaine. La Municipalité actuelle n'a pas voulu du projet Donnefort car il faut que le cinéma, Cap'Ciné comme les Montreurs, reste au plus près du centre ville. La Mairie laissera toute leur autonomie aux Montreurs et ne s'immiscera pas dans leurs projets mais fixera des objectifs à atteindre."
(Derek Munn & Nadège Lauzzana)
A une interrogation concernant le fait que M Dejust pourrait mener la danse, Mme Lauzzana répond "la projet du multiplexe est privé mais c'est après un débat démocratique que l'on est arrivé à cette solution. Dans le projet Donnefort, il n'y avait eu aucune concertation et la position des Montreurs dans des locaux appartenant à M. Dejust n'était pas satisfaisante. Maintenant la municipalité n'est pas dépendante du projet Dejust et arrive enfin à une solution. Elle voulait que les cinémas restent en centre ville et a proposé plusieurs sites à M. Dejust, qui a choisi le Pin. Les Montreurs disposeront de 3 salles sur le même site mais de manière séparée. Il y aura certes des difficultés de programmation mais l'exposition sur 3 écrans permettra de passer plus facilement des films Recherche et d'obtenir ainsi sans problèmes les trois labels. Pour savoir s'il faudra une DSP ou une convention, il faut encore en discuter. Il y a plusieurs sortes de conventions, il faudra choisir le meilleur mode d'exploitation, l'ADRC nous aidera à monter le projet et à chaque étape, il y aura rencontre avec les Montreurs."
DEBAT
A qui appartiendront les murs du nouveau cinéma ? La Mairie n'a pas encore tranché, mais vraisemblablement à un opérateur privé qui ne serait pas M. Dejust car lui-même ne serait pas propriétaire de ses murs.
(Philippe Stellati)
Thierry Salvalaio met en débat l'augmentation du tarif des adhésions, avec possibilité de le passer à 20 €. Philippe Stellati intervient : "Il faut affirmer l'identité des Montreurs d'Images et élargir le public. Encore trop de monde ignore les Montreurs. Il faut aller vers la population. Dans cette perspective et dans la période de crise, le facteur financier est important. Augmenter le prix de l'adhésion n'est donc pas opportun." Un adhérent fait remarquer que tout en laissant le prix à 18 €, ceux qui veulent soutenir les Montreurs peuvent donner davantage avec l'adhésion de soutien.
Si les Montreurs sont à côté du cinéma commercial, M. Dejust acceptera-t-il que des concurrents aient des prix bien inférieurs, demande un adhérent, qui trouve aberrant que les deux cinémas soient côte à côte et souhaite aussi des précisions sur le parking. Nadège Lauzzana lui répond que le 10 avril, un architecte viendra pour un projet de ville qui englobe une zone plus large qu'Agen, vers le Gers et le Tarn-et-Garonne. Cette opération est liée au parking du pôle multimodal 2011 pour la gare. Il faut revoir la place qu'auront la FOL, le marché, la CAF, et donc revoir également les transports en commun. Les cinémas sur Agen atteignent aujourd'hui 200 000 entrées. On peut en attendre 400 000 : il faut donc fluidifier la zone. C'est un grand projet global, mais le projet avance.
(La Fédération des Oeuvres Laïques : P. Stellati, P. Quaillet, B. Tarreau)
Michel Pujos (membre du CA des Montreurs et président d'Ecrans 47) précise que bien que le projet actuel ne soit pas enthousiasmant (ce serait mieux si les Montreurs étaient en centre ville et le multiplexe ailleurs), il a le mérite d'exister. Pendant des années, nous avons réclamé un projet et il n'y en a pas eu. Aujourd'hui, c'est l'étude faite par Hexacom, qui nous était la plus favorable, qui a été choisie et adoptée par la Municipalité. L'ADRC, qui nous a toujours soutenus, a renvoyé M. Dejust dans les cordes en lui disant qu'il ne sait pas programmer de l'Art & Essai. Nous souhaitons que le projet aboutisse, mais nous savons aussi qu'il sera très difficile de tenir jusqu'en 2014. Nous savons que le problème de tarif préoccupe M. Dejust. Pour nous, le problème du parking est fondamental : sera-t-il gratuit ?
Suit un petit débat sur la frustration que nous ressentons parfois de ne pouvoir passer certains films car il nous faudrait vite une seconde salle.
LES VOTES
Vote pour le prix de l'adhésion : à l'unanimité, l'AG décide de conserver le prix de l'adhésion à 18 €.
Nous procédons alors au vote des nouveaux administrateurs du CA. 57 adhérents se sont exprimés, 4 bulletins ont été déclarés nuls.
Salvalaio : 53 voix - élu
Pinet : 48 voix - élu
Schuler : 47 voix - élu
Davenne : 41 voix - élu
Herberichs : 34 voix - élue
Solès : 20 voix - non élu
Castellote : 20 voix - non élu
Pendant le dépouillement, l'assemblée est conviée, dans le hall fraîchement repeint, à partager le verre de l'amitié en dégustant les tradtionnelles crêpes de Monique Pinet.
La Secrétaire : Jacquie Dupuy
27 mai 2009
Programme Juin 2009
Vous pouvez télécharger le programme de juin 2009 en cliquant sur la miniature almodovarienne ci-dessous :
L'avis des Montreurs
L'année dernière à Marienbad d'Alain Resnais (France / 1961)
En 1961, on ne faisait pas la différence entre le cinéma grand public qui projetait Mon curé champion du régiment du cinéaste bordelais Emile Couzinet et l'Art-et-Essai. On allait au Gallia, au Florida voir aussi L'Année dernière à Marienbad. Quand on était collégien, lycéen, on ne sélectionnait pas les films pour jeunes ou vieux... Encore que, précisément, L'Année dernière à Marienbad apparaissait d'une furieuse modernité. Un noir et blanc glacé, pas d'histoire, un texte énigmatique, des personnages figés dans une sorte d'amnésie collective... On restait fascinés, on sortait dubitatifs ou enflammés, mais on se souvient encore des images... C'est resté un film culte.
Alain Resnais était connu pour Nuit et Brouillard et son premier long métrage Hiroshima mon Amour. Il reçut le Lion d'Or de la Mostra de Venise. Il a présenté Les Herbes Folles au Festival de Cannes 2009.
(Michel Pujos)
Trouble in Paradise / Haute Pègre d'Ernst Lubitsch (Etats-Unis / 1932)
Le sommet de ce qu'on a appelé la "Lubitsch Touch", sommet de la comédie sophistiquée dans laquelle désir de richesse et désir sexuel sont dans tous les esprits mais n'apparaissent à l'écran que de manière allusive et ironique.
"Du seul point de vue du style, je pense n'avoir rien fait de meilleur, ou d'aussi bon, que Haute Pègre" écrit Ernst Lubitsch dans une lettre adressée au critique Herman C. Weinberg.
Comment ridiculiser le "Code Hays", établi en 1930 par lé sénateur William Hays, dont la femme déclarera après leur divorce qu'il avait toujours cru que le nombril était le sexe féminin (cf. le Nombril Bar dans Kiss me Stupid de Billy Wilder) ? Une femme allongée sur son lit, un homme se présente à la porte de la chambre, son ombre projetée par la lumière de la pièce d'à côté la recouvre. C'est tout simple. Un bijou amoral. Un régal.
(Michel Pujos)
Les Animations des Montreurs
Vendredi 12 juin, 20h30 - C'est dur d'être aimé par des cons
A l'issue du documentaire C'est dur d'être aimé par des cons, réalisé par Daniel Leconte, qui suit le procès intenté à Philippe Val, patron de Charlie Hebdo, pour avoir reproduit les douze caricatures danoises ayant déclenché la colère des musulmans aux quatre coins du monde, une conférence sera animée par Urbs, dessinateur caricaturiste habitué des Montreurs (il suit le festival Mars Attac depuis plusieurs années, ses dessins peuvent être consultés dans les divers albums photos du site).
Intitulée Tu la sens ma liberté d'expression ?, cette conférence reviendra sur quarante histoires de censures, petit tour non exhaustif de cas malheureusement authentiques issus des mondes de la presse, de l'édition, du cinéma...
Vendredi 19 juin, 20h30 - Soirée Spéciale "Amis des Montreurs d'Images"
Projection / Débat autour du film No Popcorn on the Floor, en partenariat avec l'Association des Amis des Montreurs d'Images et en présence de Ramuntxo Garbisu (ancien directeur du cinéma indépendant l'Atalante à Bayonne et protagoniste du film - sous réserve).
La soirée sera notamment consacrée à la situation des cinémas indépendants en France, un pot sera offert à l'issue des débats. Le documentaire No Popcorn on the Floor, réalisé par Gaël Mocaër, nous plonge pendant un an dans les coulisses du seul cinéma indépendant de Bayonne, l'Atalante. Chronique drôlatique de la vie de cette salle pas ordinaire, qui tente de résister encore et toujours à l'envahisseur...
01 mai 2009
Programme Mai 2009
Vous pouvez consulter le programme de Mai 2009 en cliquant sur la miniature ci-dessous :
A signaler, au sein de cette programmation, la présence d'une "mini rétrospective" consacrée à Hayao Miyazaki à l'occasion de la sortie de son nouveau film Ponyo sur la falaise : les films Kiki la petite sorcière (dont le présentoir vous "observe" depuis quelques années dans le hall des Montreurs) et Le Château Ambulant seront présentés dans la première quinzaine de mai dans la "case" Jeune Public et nous vous recommandons vivement de (re)découvrir ces petites perles du cinéma d'animation !
L'avis des Montreurs
S21 la Machine de Mort Khmère Rouge de Rithy Panh (France / 2004)
Il y a deux films majeurs dans l'histoire du cinéma traitant de camps d'extermination : Nuit et Brouillard d'Alain Resnais et S21, la Machine de Mort Khmère Rouge. Aucun des deux ne montre des images filmées de l'horreur, tous deux filment les lieux des atrocités plusieurs années plus tard, lieux poignants et vides.
L'originalité du film de Rithy Panh est la rencontre, la confrontation entre les anciens bourreaux, toujours impunis au moment du tournage, et les quelques rescapés. Dans Oncle Rithy, le film de Jean-Marie Barbe [présenté aux Montreurs], Rithy Panh explique pourquoi il fallait que la caméra reste hors de la salle vide dans laquelle un ancien bourreau mime les gestes quotidiens de l'horreur. On ne peut contempler ces souvenirs qu'à travers une barrière qui rappelle que ce qui est évoqué est du domaine de l'indicible.
Un chef d'oeuvre !
(Michel Pujos)
Z32 d'Avi Mograbi (Israël)
Le film, entre documentaire et installation, traite à peu près le même sujet que Valse avec Bachir, se concentrant davantage sur le thème de la culpabilité et de la quête du pardon. Le réalisateur, en partant d'une histoire singulière, en actualisant les procédés du théâtre grec, donne au sujet une portée universelle, recoupant toute une série de thèmes : les rapports de soi aux autres, les différences homme-femme, le problème moral du réalisateur lorsqu'il utilise la souffrance pour faire son oeuvre...
Un film très fort. N'hésitez pas à lire, avant la projection, l'interview d'Avi Mograbi qui se trouve sur la fiche-film : sa lecture préalable ne déflore pas le film, à mon avis.
(Michèle Pujos)
24 City de Jia Zhang Ke (Chine)
J'ai vu 24 City en octobre dernier dans un festival, à Auch dans le Gers. Un matin si je me souviens bien. J'ai horreur des projections le matin. Ce n'est pas naturel d'aller au cinéma le matin. Entrer dans une salle de cinéma quand il fait jour, passe encore. Mais un jour déclinant, apaisé, en pente douce, un jour qui contiendrait les promesses de la nuit.
J'étais donc de mauvaise humeur et déterminé à m'endormir si la projection tournait mal. Mais celle-ci, celle de 24 City le samedi 18 octobre à Auch, le matin, était un rêve. Un rêve d'élégance. Elegance des personnages, des paysages industriels autour, des cadrages, des mouvements de caméra, élégance de la pureté des lignes, des éclairages, des gouttes d'eau qui glissent sur une vitre. Elégance des témoignages, sobres et sincères. Elégance d'un procédé aussi, que l'on comprend peu à peu, tout doucement, en gardant profond dans la gorge un point d'incertitude (chez moi, l'incertitude se trouve au fond de la gorge, en remontant un peu). Parce qu'on comprend bien au bout d'un moment que tout est trop parfait pour être pris sur le vif, que cette ouvrière qui parle d'une actrice chinoise de cinéma, c'est bien d'elle-même qu'elle se souvient. D'elle dans la Chine maoiste, mais d'elle-même. La Chine a changé plus vite qu'elle, qui est restée très belle.
Ces personnages, réels ou rêvés, racontent leur vie à Chengdu, de leur vie à l'usine 420 de Chengdu, usine qui disparaît sous nos yeux, le temps du film. Pendant que des Chinois de l'usine 420 de Chengdu nous racontent leur ancienne vie dans la Chine maoiste. Ce film est délicat, subtil et raffiné. C'est un rêve de documentaire.
(Philippe Stellati)
Les Animations des Montreurs
8 mai, 18h15 - Une histoire du tango
En partenariat avec l'association agenaise de tango Tangueando, une démonstration de tango précédera la projection du documentaire de Caroline Neal qui permet de découvrir les artistes prédominants du tango que sont Di Sarli, Troilo, Pugliese, D'Arienzo, Gobbi, Salgan et Piazzolla tout en levant partiellement le voile sur leurs secrets d'interprétation.
9 mai - Cambodge, 30 ans après : le Procès des Khmers Rouges
Les deux projections de 18h15 et 21h du samedi 9 mai seront consacrées au Procès des Khmers Rouges qui se tient actuellement au Cambodge, à Phnom Penh, en partenariat avec Ecrans 47, tout d'abord par la projection du documentaire Cambodge 80, qui sera suivi par un débat avec son réalisateur, Lucas Vernier.
A 21h, nous vous présenterons le documentaire de Rithy Panh S21, la Machine de Mort Khmère Rouge, qu'il a réalisé en 2002. Ce documentaire revient sur la politique d'élimination systématique orchestrée par les Khmers Rouges entre 1975 et 1979, et plus particulièrement sur le S21, principal "bureau de la sécurité" du régime, où 17 000 prisonniers ont été torturés et exécutés. "Ma manière d'assumer ma part de travail de mémoire, c'est de parler et donner la parole aux témoins du génocide, victimes et bourreaux. Je veux croire que chaque témoignage est une petite pierre qui contribue à édifier un rempart contre la menace toujours possible, ici et ailleurs, du retour de la barbarie", explique Rithy Panh pour éclairer sa démarche dans ce film. Cette séance de 21h sera suivie d'un débat avec Raoul Marc Jennar, consultant auprès de l'ONU pour les chambres extraordinaires dans les tribunaux cambodgiens, notamment pour le procès de Douk.
En janvier, les salles d'Ecrans 47 ont présenté en sortie nationale le dernier film de Rithy Panh, Un Barrage contre le Pacifique, en partenariat avec l’Association Marguerite Duras. Plus de neuf cents Lot et Garonnais ont pu ainsi voir l’adaptation du roman de Marguerite Duras. S21 constitue un autre aspect de l’oeuvre du plus grand cinéaste cambodgien. Ce documentaire, outre les Montreurs, sera projeté dans cinq salles du département. Dans le document ci-dessous édité spécialement par Ecrans 47, vous trouverez les horaires des différentes projections organisées, les intervenants concernés par chacune de ces projections, une présentation de Rithy Panh et de son film ainsi qu'une chronologie du Cambodge :
15 mai, 21h - Journée Aquitaine Nature
Le vendredi 15 mai à 21h, les Montreurs s'associent à la Journée Aquitaine Nature - Cinénature en partenariat avec l'Association des Cinémas de Proximité en Aquitaine et Expansial, en programmant le documentaire L'Aquitaine quelques degrés plus tard de Morad Ayt Habouche et Hervé Corbière.
L’Aquitaine est en danger. Dans un peu moins d’un siècle, les températures y auront augmenté de 4 à 6 degrés. Plus que n’importe où en France… Ce phénomène, lourd de conséquences pour l’environnement et l’économie du Sud-Ouest, est déjà en marche. La canicule de 2003 deviendra-t-elle bientôt ici la norme ? Si rien n’est fait, sécheresses et incendies se multiplieront, tempêtes et inondations s’intensifieront.
Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière ont enquêté en Aquitaine afin d’évaluer l’ampleur du problème. Pour cet état des lieux, ils se sont rendus dans le bassin d’Arcachon, dans le vignoble bordelais, au coeur du Pays Basque et dans les Pyrénées. Ils y ont rencontré des personnes qui connaissent bien leur pays ainsi que des spécialistes de l’environnement. Tous ont expliqué les dérèglements qu’ils ont déjà pu constater.
Afin de se pencher sur ces signes alarmants, la séance sera suivie d'un débat avec Jean-Louis Bergey (Délégué régional de l'ADEME), Christelle Pezet (Chargée d'étude à la Frayère d'Alose) & Jean-Louis Molinié (Directeur d'étude à la Frayère d'Alose).
19 mai, 20h30 - Ne me libérez pas, je m'en charge
Ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour a toujours préféré la fuite à la prison, l'aventure à la soumission, la liberté à la loi. En l'espace de 30 ans, il aura passé 27 ans en prison - dont 17 en cellule d'isolement - et sera parvenu à s'en échapper à cinq reprises avant d'obtenir une libération conditionnelle en 2003. Si cette vie trépidante l'a souvent exposé au pire, elle l'a aussi confronté à un incroyable face-à-face avec lui-même. Avec le temps, cette fuite en avant est devenue une ascension intérieure, une esquisse de philosophie où il lui a fallu vaincre une certaine idée de soi, de la vie et des autres. C'est à ce voyage initiatique que nous convie ce film.
Selon la réalisatrice Fabienne Godet, le thème de la liberation est au coeur du parcours de Michel Vaujour : "Cela commence très tôt : quelle liberté s'octroyer, quand on est issu d'une famille populaire et qu'on refuse de prendre le chemin de soumission qu'a suivi son père ? Puis, pendant les longues années d'incarcération en Quartier de Haute Sécurité (QHS) : comment se libérer mentalement pour résister à l'enfermement physique ? Surtout, au moment où il se rend compte que les choix qu'il a faits l'ont conduit à s'enfermer lui-même : comment se libérer de soi et des valeurs de son " milieu " ? Comment, en d'autres termes, se " déconditionner " pour reprendre la " vie normale d'un être humain ", comme il dit. La grande question de Michel Vaujour, qui me concerne et qui concerne tout le monde, je crois, est donc : comment se libérer ? Mon film décrit un parcours initiatique ; la libération est son fil rouge, et ordonne tous les choix formels que j'ai faits." Elle note par ailleurs : "ce film m'a renvoyé à une multitude de questions qui pourraient se résumer autour de deux interrogations : qu'ai-je fait de ma vie et de ma liberté pendant ces 27 années où Michel a été emprisonné ? Ai-je été à la hauteur de la vie qui m'a été donnée ?"
En partenariat avec l'Association des Cinémas de Recherche et d'Essai en Aquitaine et Midi-Pyrénées (ACREAMP) et l'Association Française du Cinéma d'Art et Essai (AFCAE), la séance du 19 mai à 20h30 sera suivie d'un débat en compagnie de la réalisatrice Fabienne Godet et de Michel Vaujour.
26 mai, 20h30 - Soirée "La Solidarité est-elle un délit ?"
En partenariat avec le Réseau d'Education Sans Frontière (RESF), la projection du film Welcome de Philippe Lioret se prolongera par un débat avec Jean-Claude Pitiot (du MRAP) ainsi que des membres de la Ligue des Droits de l'Homme et de la CIMADE (Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués)
Vous pouvez consulter le dossier de presse du film (comportant des interviews) en cliquant sur le lien ci-dessous :
28 mai, 20h30 - Soirée autour de "Chrigu"
Christian Ziörjen est un jeune homme de 20 ans comme les autres. Bien entouré par ses amis et ses parents, il étudie, il sort, il voyage et a plein de projets pour son avenir. Son insouciance prend fin, du jour au lendemain, lorsqu'il apprend à l'aube de ses 24 ans qu'il est atteint d'un cancer incurable. Condamné, Christian mûrit prématurément. Il ne s'apitoiera jamais sur son sort, trouvera son énergie dans sa réflexion et découvrira une vie qu'il ne soupçonnait pas jusqu'alors.
C'est en ces termes queJan Gassmann, co-réalisateur de ce documentaire, a souhaité rendre hommage à travers Chrigu : chronique d'une vie éclairée à son complice Christian Ziörjen aujourd'hui décédé : "Quatre mois. Beaucoup de mots. Sa vie que nous reprenons depuis le début. Beaucoup ri, peu pleuré - pas assez peut-être - et bientôt, il était mort. Et maintenant, nous faisons un film. Son film. Un puzzle de moments et d'ambiances différentes qui parlent de relations et de façons de concevoir la vie. Un film pour tous ceux qui vivent sans compromis. Les adieux d'un narcisse qui ne voulait pas qu'on oublie son visage."
La soirée du 28 mai est organisée en partenariat avec la Fédération Nationale des Infirmiers et le Réseau Palissy de soins continus et d'accompagnement (Réseau de soins palliatifs départemental). La séance sera suivie d'un débat en présence d'Anne Roche-Dubernet, présidente départementale de la FNI, et de membres du Réseau Palissy.
26 mars 2009
Programme Avril 2009
Vous pouvez télécharger le programme du mois d'avril 09 en cliquant sur la miniature ci-dessous :
Veuillez nous excuser pour les quelques imperfections de ce programme, dues à l'absence de son concepteur habituel. Les dates de sortie des différents films seront réintégrées dans le prochain programme également, à la demande logique et justifiée des adhérents qui ont remarqué que cela est parfaitement utile pour rechercher les critiques de cinéma dans "son magazine préféré".
A graver sur vos tablettes et vos calendriers : l'Assemblée Générale des Montreurs, qui se tiendra cette année le lundi 6 avril à 20h30, moment phare de notre association pour rencontrer nos adhérents et débattre avec eux de la vie de notre cinéma et, comme depuis quelques années déjà, de la place du cinéma d'Art-et-Essai dans la ville d'Agen !
L'avis des Montreurs
Opera Jawa de Garin Nugroho (Indonésie)
C'est un film somptueux, un film-ballet qui s'inspire d'un texte fondateur de la culture de l'Inde écrit en sanskrit, le "Ramayana", équivalent de 'L'Iliade" et 'L'Odyssée" pour les Grecs et les Latins de notre Antiquité, mais le texte reste très populaire encore aujourd'hui. Hanuman, à la tête de singe, ou Ganesh, à la tête d'éléphant, sont pour les petits Indiens aussi présents que Mickey. Ci-dessous, un résumé de ce livre fondateur :
Le réalisateur a voulu, à partir de ce fond culturel partagé par toute la sphère de la culture indienne, le transposer dans le monde d'aujourd'hui en utilisant le gamelan, musique traditionnelle d'Indonésie. Imaginez Andromaque ou L'Iliade (cf. le film Troie) dansés et chantés sur la plus pure musique baroque...
C'est beau, c'est dépaysant, cela vaut beaucoup mieux que la mondialisation financière...
(Michèle Pujos)
Gran Torino de Clint Eastwood (Etats-Unis)
Ceux qui me connaissent pourraient penser que je perds tout sens critique lorsqu'est venu le temps d'évoquer un film de Clint, à cause de "cette grande histoire d'amour qui dure depuis 25 ans" (mazette !!) Certes, il n'y a plus que lui, "Marlon" ayant disparu, qui suscite ce frisson particulier en moi lorsque son image apparaît pour la première fois à l'écran dans un nouveau film (et quelle image ici, emplie à la fois de dignité, de chagrin et de colère rentrée et contenue), mais je pense quand même conserver un semblant de lucidité pour donner un point de vue critique qui se tienne.
Si je compare "Gran Torino" à "Changelin' / L'Echange ", force est de reconnaître que les deux films ne boxent pas dans la même categorie... et qu'ils sont tout bonnement incomparables. On ne peut guère s'extasier sur la mise en scène (même si elle est léchée et "classique" au sens le plus noble du terme), l'intérêt est ailleurs, dans l'interprétation et/ou le sujet du film : Clint lui-même, tout simplement, puisque le sujet est l'image qu'il véhicule à l'écran depuis des décennies. Les références à ses personnages pleuvent à chaque coin de l'écran et évoquent en premier lieu le Tom Highway issu de "Heartbreak Ridge / Le Maître de Guerre" qui aurait vieilli en conservant son masque de misanthrope et sa xénophobie de façade, mais aussi, de maniere plus profonde sans doute, le William Munny de "Unforgiven / Impitoyable" (jusque dans la défiguration de la jeune Hmong, écho au point de départ de son film de 1992), en passant par Josey Wales (dans sa façon de se recomposer une famille de coeur plutôt que de sang), Red Stovall (de "Honkytonk Man") lorsqu'il se met à cracher lui aussi du sang, ou Dirty Harry par sa réserve inépuisable et hilarante de jurons (un régal que d'apprendre l'argot americain ainsi !) Trois ou quatre décennies de films et de rôles sont ainsi réveillées par ce Walt Kowalski, trois ou quatre décennies des interprétations de Clint qui ont baigné notre enfance et accompagné notre adolescence et notre passage à l'âge adulte... On sent Clint éprouver de la nostalgie envers certaines de ces figures, se montrer parfois plus critique ou plus ironique envers lui-même. On dit souvent que les films sont des documentaires sur les acteurs, celui-ci répond indubitablement à cette définition. Clint aurait indiqué que "Gran Torino" sera son dernier rôle en face de la caméra, j'espère qu'il reviendra sur sa décision en réalisant le projet "Dark Knight" d'un Batman vieillissant sur lequel il avait travaillé il y a quelques années et qui me fait rêver depuis que j'en ai entendu parler.
"Gran Torino" est un grand film de divertissement, extrêmement drole, bourré de dialogues savoureux et de répliques à se passer en boucle, même si le scénario peut manquer de finesse ou de subtilité par moments, mais peu importe. La légèreté disparaît cependant dans les dernières séquences qui m'ont glacé le sang, très surprenantes et inattendues, et qui ne peuvent justement qu'interroger le spectateur sur son rapport avec Clint au cinéma. Allez, une déclaration lyrique pour finir ?... Je t'aime, Clint, continue de m'enchanter, de me faire sourire, de me faire décoller de la réalité et plonger dans tes mondes... Vive Clint !
(Roland Kermarec, qui va irrémédiablement passer pour un Clintmaniaque aux futurs CA des Montreurs !)
Les Animations des Montreurs
1er et 6 avril - Vignemale 2 : l'Epopée Russell
Les Montreurs vous proposent deux soirées en présence du réalisateur René Dreuil et de membres de l'équipe du film (sous réserves), le mercredi 1er avril à 21h et le lundi 6 avril à 18h15. A travers ce long métrage, René Dreuil célèbre le centenaire de la disparition du Comte Henry Russell (1834-1909), figure la plus emblématique du pyrénéisme. Grand voyageur (inspirateur de Jules Verne), grand explorateur des Pyrénées, il s’était pris de passion pour le Vignemale. Ce sommet des Hautes-Pyrénées (3298m, massif frontalier entre Gavarnie et Cauterets) est également exceptionnel.
Vous pouvez trouver des détails et de nombreuses photos sur la production atypique de ce film dans les documents suivants :
Semaine Allemande / Avant Première
Après la semaine latino du mois dernier, les Montreurs d'Images vous proposent, comme tous les ans également, une semaine du cinéma allemand du 2 au 7 avril, en partenariat avec le comité de jumelage Agen / Dinslaken. Occasion de redécouvrir Allemagne, mère blafarde, sorti en 1981 et repris en copie neuve en décembre dernier, le grand succès Outre-Rhin de La Vague, inspiré d'une histoire authentique qui s'est déroulée sur un campus américain, ou l'avant-première du film Jerichow le vendredi 3 avril à 21h.
Quinzaine de la Découverte
Les Montreurs d'Images sont un des très rares cinémas d'Aquitaine à posséder les trois labels Art & Essai, récompensant les efforts faits dans ces domaines particuliers : Jeune Public / Patrimoine et Répertoire / Recherche et Découverte (sur l'ensemble du territoire, seuls 59 cinémas bénéficient actuellement des trois labels).
Le label "Recherche et Découverte" concerne des oeuvres peu diffusées dans les circuits traditionnels, qui nécessitent souvent un accompagnement. Il s'agit de films singuliers, dont on considère qu'ils "innovent" d'une manière ou d'une autre (dans leur scénario, dans leur mise en scène, dans leur montage, etc.) ou qu'ils sont émergents dans une cinématographie peu développée. Ce sont parfois des oeuvres au carrefour du cinéma, de la vidéo numérique et des arts plastiques.
Cette tentative de définition (qui peut être prolongée sur le site du GNCR - Groupement National des Cinémas de Recherche) est fluctuante et parfois floue à nos propres yeux, certains films semblant parfaitement répondre à ces critères sans se voir attribuer le label tandis que d'autres créent parfois une certaine surprise. Quoi qu'il en soit, résumer ces oeuvres avec l'adjectif "films difficiles" serait excessif (citons pour exemple The Host, classé recherche l'an dernier).
Afin de soutenir ces films Recherche et Découverte, de leur offrir une "caisse de résonance" plus importante que d'ordinaire, les Montreurs ont donc décidé de mettre en place une "Quinzaine de la Découverte" du 8 au 21 avril, avec un tarif spécial adhérents de 4 € par film, en vous proposant sept films qui ont emporté notre adhésion parmi la liste des films soutenus par le GNCR (et dont vous pouvez voir ci-dessus les affiches).
Ciné Mémoire - 26 et 27 avril
Abordons un autre aspect du cinéma d'Art & Essai et un petit rappel historique. La création du label "Art & Essai" existe depuis avril 2002, grâce à un décret pris par le Ministère de la Culture. Selon les règles fixées à l'époque et toujours en vigueur actuellement, les cinémas d'Art & Essai sont des salles de spectacles cinématographiques dont les programmes sont composés d'œuvres présentant l'une au moins des caractéristiques suivantes :
œuvres ayant un caractère de recherche ou de nouveautés dans le domaine de la création cinématographique.
œuvres présentant d'incontestables qualités, mais n'ayant pas obtenu l'audience qu'elles méritaient.
œuvres cinématographiques reflétant la vie de pays dont la production cinématographique est assez peu diffusée en France.
œuvres de courte durée tendant à renouveler par leur qualité et leur choix le spectacle cinématographique.
œuvres de reprise présentant un intérêt artistique ou historique, et notamment œuvres considérées comme des classiques.
Ce sont ces dernières qui permettent d'octroyer le label Patrimoine et Répertoire. Vous avez probablement remarqué que les Montreurs s'efforcent de proposer chaque mois, dans la programmation classique ou durant des festivals qui s'y prêtent particulièrement, des films dits "classiques". Il est à noter que, comme pour le classement Recherche et Découverte, ce classement Patrimoine et Répertoire cause parfois quelques surprises quant à sa définition, puisque certains films anciens n'en bénéficient pas tandis que d'autres relativement récents se le voient attribué. Sans compter la myriade de films qui sortent souvent définitivement des circuits commerciaux au bout de dix ans d'exploitation, si un distributeur (souvent spécialisé dans ce créneau) ne vient pas le sortir de ce purgatoire (ce qui nous a souvent empêchés de mettre en place des rétrospectives consacrées à un cinéaste puisque, aussi surprenant que cela puisse paraître, les films de réalisateurs aussi célèbres que Stanley Kubrick ne sont pour la plupart pas détenus par un distributeur et par conséquent invisibles en salles...)
C'est dans ce contexte que nous avons adhéré à l'opération Ciné Mémoire, qui permet de proposer des films anciens en copies neuves. Ainsi, le 26 et 27 avril prochains sera programmé Elle et Lui de Léo McCarey, interprété par Cary Grant et Deborah Kerr. Ce film présente la particularité, outre le fait de constituer une excellente comédie, d'être un des rares remakes de l'histoire du cinéma à avoir été mis en scène par le même réalisateur. En effet, Léo McCarey en avait réalisé une première version en 1938, interprétée par Charles Boyer et Irène Dunne, avant de retourner cette version en 1958. Les deux versions s'intitulent Elle et Lui en français mais portaient deux titres originaux différents : Love Affair (1938) et An Affair to Remember (1957) [A noter que notre programme s'est justement emmêlé les pinceaux entre les deux versions : c'est donc la version de 1957 à laquelle vous pourrez assister, et non celle de... 1933 comme indiqué par erreur.]
22 mars 2009
Programme Mars Attac 09
Téléchargez le programme complet des films et animations du 4e Festival du Film Social Européen de Mars Attac en cliquant sur son affiche ci-dessous:
L'édition 2009 du Festival Mars Attac aura lieu du 27 au 29 mars. Parmi les films et documentaires qui composent cette édition figurent notamment Nos enfants nous accuseront, que nombre d'adhérents nous ont réclamé depuis sa sortie, tout comme le documentaire Herbe (vous trouverez des informations complémentaires sur ce film sur son site : Herbe, ainsi qu'en écoutant sur le net la bonne émission CO2 mon amour diffusée sur France Inter le samedi et consacrée le 27 février en grande partie à ce documentaire). Parallèlement au Festival sera programmé un long métrage qui aurait parfaitement pu intégrer sa programmation : Louise Michel de Kervern et Delépine, interprété par Yoland Moreau.
En prolongement du festival Mars Attac et pour approfondir les causes de la "Crise", les solutions pour en sortir, Débatsanstabou et ATTAC Agen vous invitent le vendredi 3 avril à 20h30 à l'amphithéâtre de la chambre des métiers (AGEN) à la Conférence-Débat avec François Morin, professeur émérite en Sciences Economiques à Toulouse 1. François Morin, parallèlement à son activité universitaire, a occupé des fonctions dans plusieurs organismes officiels :
- membre du conseil de la Banque de France entre 1985 et 1993:
- membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE) auprès du premier ministre entre 1997 et 2000 ;
- membre du collège de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) entre 2000 et 2004.
Dans le Laboratoire qu'il a fondé en 1976 à Toulouse (le LEREPS), il poursuit ses travaux sur la finance globalisée et le capitalisme financier. Il a ouvert un site internet sur la crise financière le 13 janvier 2009 : www.financeglobale.fr
Ci-dessous, le flyer correspondant à cette soirée :
20 mars 2009
Conférence - Débat sur le Cinéma à Agen
Vous trouverez ci-dessous des passages de l'annonce d'une conférence - débat consacrée à la place du cinéma dans notre ville d'Agen. Cette conférence, intitulée Quels cinémas pour Agen ? Où ? Quand ? , à l'initiative de l'association Agen-Demain aura lieu le mardi 31 mars à partir de 20h30, salle Picasso à Agen.
Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière, aimait à dire Jean Cocteau. Divertissement selon certains, art à part entière selon d'autres, le cinéma peut être parfois également l'enjeu d'une campagne électorale. C'était le cas l'année dernière pour l'élection municipale à Agen.
On se souvient des propositions des uns et des autres : Donnefort d'un côté, Agen Centre de l'autre. Et depuis... Rien ! Le premier projet a été abandonné avec la défaite, le second reporté sine die en dépit de la victoire.
L'association Agen-Demain a souhaité reprendre le débat d'un intérêt culturel majeur pour la ville. La conférence se tiendra en présence de M. Thierry Salvalaio, co-président des Montreurs d'Images, et M. Yann Douady, directeur de Cap'Ciné. Le débat sera animé par M. Patrick Anselmetti, journaliste.
Pour l'association Agen-Demain,
Son Président Laurent Bruneau.
06 mars 2009
Programme Mars 2009
Vous pouvez télécharger ci-dessous le riche programme des Montreurs du mois de mars en cliquant (nouveauté du mois !) sur la miniature ci-dessous :
[Petit clin d'oeil personnel du responsable du site au "marmot de Sandrine" - pour information, une "marmotte" désigne une "malle formée de deux parties qui s'emboîtent l'une dans l'autre" (étymologiquement, peut-être en référence à la "boîte à marmotte" des Savoyards)]
L'album photos des Montreurs d'Images a connu un succès impressionnant, pulvérisant tous les records de fréquentation du site de manière impressionnante. Nous en profitons pour vous rappeler que, si vous souhaitez faire part de vos commentaires à propos de cet album ou d'un autre, à propos d'un autre article de ce site ou d'un film proposé par les Montreurs, vous pouvez aisément le faire en cliquant sur "Commentaires" au bas de chaque article.
A noter que les 22, 23 et 24 mars, durant la semaine latino (cf.détails ci-après), les Montreurs participeront à l'opération Le Printemps du Cinéma, qui vous permettra d'assister à une séance pour 3.50€.
Prévente de places de cinéma
Vous pouvez désormais acheter votre place de cinéma à l'accueil des Montreurs d'Images à partir du mercredi précédant le jour de la séance choisie. En effet, une semaine cinématographique débute le mercredi et se termine le mardi : une prévente ne peut donc se faire qu'à partir du mercredi et pour le mardi suivant au plus tard.
Exemple : pour voir le film Des temps et des vents, le samedi 21 mars à 21h, vous pourrez acheter votre billet d'entrée dès le mercredi 18 mars à l'accueil des Montreurs.
Avantages : vous achetez votre ticket quand vous le souhaitez, et vous êtes sûr de pouvoir entrer dans la salle de projection les soirs d'animation ou de forte affluence.
L'avis des Montreurs
L'Autre de Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic (France)
Davantage qu'une simple adaptation du bref récit L'Occupation publié en 2003, L'Autre dialogue avec le roman d'Annie Ernaux, en dépeignant la fragilité d'une femme qui vacille dans un univers passionnel gangréné par une jalousie maladive et obsessionnelle qui gagne peu à peu son quotidien et son rapport au monde, sans malgré tout transformer ce personnage en cas clinique, en cobaye médico-cinématographique.
Le film de Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic évolue entre chronique sociale et fantastique à la Maupassant (quand l'inquiétante étrangeté surgit dans le quotidien le plus banal, notamment à travers le thème du double). Les deux réalisateurs ont eu la judicieuse idée de transformer le personnage d'écrivain présent dans le roman en assistante sociale, l'insérant ainsi au coeur de la cité pour mieux souligner le vertige de cette femme rongée de l'intérieur lorsqu'elle se retrouve face à elle-même.
La beauté lumineuse et la paranoia ambiante qui se dégagent des tissus urbains, notamment dans une longue séquence initiale sans paroles proprement sidérante, irriguent l'ensemble de l'intrigue de manière souterraine en accentuant la solitude de l'héroïne. Dominique Blanc, qui, à juste titre, a reçu la Coupe Volpi de la meilleure actrice au dernier Festival de Venise, interprète ce personnage de manière puissante et poignante, tour à tout radieuse puis attirée par le vide, au bord de son précipice intérieur.
(Roland Kermarec)
Barry Lyndon de Stanley Kubrick (Grande-Bretagne / 1975)
Barry Lyndon ou le XVIIIe siècle comme si vous y étiez.
Rarement film aura su recréer avec autant de bonheur et sous tous ses aspects une époque passée. L'oeuvre de Stanley Kubrick est profondément ancrée dans le XVIIIe siècle et plus spécialement le XVIIIe siècle anglais. Rien d'étonnant à ce que l'on retrouve l'influence de ce film dans la nombreuse postérité qu'il a engendrée : des Liaisons Dangereuses de Stephen Frears jusqu'à Ridicule de Patrice Leconte ou Beaumarchais l'insolent d'Edouard Molinaro en passant, bien sûr par le superbe Amadeus de Milos Forman.
Et d'abord, à l'origine de tout cela, il y a l'intérêt de Stanley Kubrick pour un romancier britannique peu lu par Français et pourtant considéré de l'autre côté de la Manche comme l'un des maîtres du roman anglais : William Makepeace Thackeray (1811-1863). Ce dernier vouait une profonde admiration au XVIIIe siècle, à ses écrivains, ses peintres, ses musiciens, son art de vivre. Il suffit de consulter la liste de ses oeuvrespour constater l'importance qu'y occupe cette période, non seulement par les oeuvres de fiction mais aussi par les essais qu'elle lui inspira. C'est effectivement l'influence du roman du XVIIIe siècle que l'on décèle chez Thackeray : c'était le temps des grands romans picaresques, ces récits où le héros va rencontrer au fil de ses pérégrinations toutes sortes de personnages et se trouver ainsi mêlé à d'innombrables aventures. Tel est le cas des héros de Henry Fielding Tom Jones ou Joseph Andrews, beaux garçons sympathiques mais un peu canailles à l'image de Barry Lyndon. A rapprocher de notre Gil Blas de Santillane de Lesage ou même du Candide de Voltaire.
Le film, à l'image du roman d'origine, est intimiment lié au contexte historique, qu'il s'agisse de l'Irlande alors entièrement sous domination britannique, des allusions au règne de George III (1738-1820) et aux grands événements qui marquèrent l'Angleterre de cette époque, la Guerre de Sept Ans (1756-1763) ou la Révolution Américaine (1776-1781). Kubrick recrée habilement l'atmosphère du temps : l'architecture des manoirs avec leurs vastes étendues gazonnées vues à la manière du peintre Constable, les uniformes chamarrés des soldats de ces soit-disant "guerres en dentelle" qui pouvaient se révéler fort sanglantes. Le cinéaste excelle dans les scènes d'intérieur où des marquis poudrés et des belles fardées voient leur maquillage fondre à la chaleur des chandelles, des séquences filmées à l'aide de techniques sophistiquées que d'autres cinéastes reprendront après lui. Il y a quelque chose du peintre satirique Hogarth dans ces visages figés comme derrière des masques, à l'allure de mannequins de cire. Et tout cela au rythme d'une musique d'époque qui nous transporte dans un opéra de Mozart ou un oratorio de Haendel !
Barry Lyndon, c'est donc un spectacle total qui joue sur des registres multiples et va bien au-delà de l'expression cinématographique habituelle.
(Maurice Cottenceau)
Les Animations des Montreurs
Vendredi 6 mars, 21h
Les Enfants de Don Quichotte
En partenariat avec France Libertés 47 et la Ligue de l'Enseignement, dans le cadre des semaines d'éducation contre le racisme et les discriminations, les Montreurs organisent une soirée autour du documentaire Les Enfants de Don Quichotte (acte I) , consacré au mouvement né à la fin 2006. Cette soirée se déroulera en présence de Danielle Mitterrand, Présidente de France Libertés et la projection du documentaire de Ronan Dénécé et Augustin & Jean-Baptiste Legrand se prolongera par un débat avec Pascal Lafargue, Président des Associations Emmaüs de la Gironde, ancien Vice-Président d'Emmaüs France et Administrateur d'Emmaüs International.
La mobilisation de l'association des Enfants de Don Quichotte, qui commença à attirer l'attention des pouvoirs publics et de l'opinion dès octobre 2006, a provoqué en partie le vote de la voie DALO en mars 2007 (acronyme signifiant Droit Au Logement Opposable, c'est une loi qui met le logement au même rang que le droit à l'éducation ou à la santé). C'est le 16 octobre qu'une centaine de tentes ont été installées le long du canal Saint Martin à Paris ; la veille de Noël, l'association rédigea une charte, très vite signée par de nombreuses associations et par les partis politiques ; le 8 janvier 2007, après une semaine de négociations, Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, de l'Emploi et de la Cohésion Sociale, annonce des mesures de refonte totale du système d'hébergement d'urgence. Près d'un milliard d'euros furent débloqués en urgence, permettant de construire 80000 logements sociaux et 27100 places d'hébergement supplémentaires.
La Loi DALO stipule notamment que "le droit à un logement décent et indépendant est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir". L'application de cette loi est définie selon deux grandes étapes : depuis la fin 2008, le droit au logement opposable concerne les personnes les plus démunies (SDF, femme seule ayant un enfant à charge, ainsi que les revenus les plus modestes) ; la seconde étape, prévue au 1er janvier 2012, précise que le DALO s'étendra à toutes les personnes dont le logement sera jugé insalubre, indigne ou dangereux.
Samedi 7 mars, 15h - Ciné Concert Chang
Ce ciné-concert sera l'occasion pour les enfants (et ceux qui en ont gardé l'âme !) de découvrir un grand film d'aventures, l'un des premiers de l'histoire du cinéma et tourné dans les rudes conditions de la jungle par les réalisateurs de King Kong, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.
"Avant de tourner King Kong, c'est au Siam que Cooper et Schoedsack ont posé pendant 14 mois leur caméra dans des conditions difficiles. Une vraie force se dégage de ce film qui a emprunté au documentaire la patience de décrire la vie quotidienne, drôle et inattendue, de la petite famille de Kru dans sa jungle natale et au drame, la posture du pionnier face à la vie sauvage, du tigre face au piège, du chasseur chassé... Chang fait appel au mythe, évoque les plus grands [Rudyard Kipling, auteur du Livre de la Jungle], tout en donnant à voir le lien si familier, universel, qui unit les membres d'une même famille et fait sourire les enfants." [Pierre-Olivier Toulza, Allons z'enfants au cinéma]
La projection de ce classique du cinéma muet réalisé en 1927 sera accompagnée de l'interprétation par Wilfried Thierry, qui a créé une nouvelle bande son pour ce film. Tout l'enjeu était d'imaginer une musique accessible à de "jeunes oreilles" (le film, recommandé à partir de 6 ans, fait partie du dispositif Ciné Mômes). Wilfried Thierry, qui a déjà participé à plusieurs autres ciné-concerts, a adapté son univers à cette contrainte en tâchant de repousser toute mièvrerie :
"Pour Chang, j'ai travaillé à base de sources acoustiques (carillon, percussions), électro-acoustiques (guitare) et électronique (ordinateur) ; le but étant de proposer des thèmes illustratifs allant de mélodies ambiantes à des rythmes déstructurés, en passant de la douceur d'une nappe sonore et de quelques notes de carillon, à des sonorités qui se tordent, rythmées par les percussions".
Un extrait du ciné-concert est visible en cliquant sur le lien suivant :
Semaine du 4 au 10 mars - Court-Métrage Agenais
Avant chaque projection du film L'Autre (qui vient d'ailleurs remplacer Milk, initialement prévu à cette période mais finalement repoussé à début avril), sera programmé le court métrage documentaire Ecrire dit-elle, tourné en 2008 à Montanou et dont vous trouverez tous les détails dans le document ci-dessous :
Jeudi 12 et vendredi 13 mars - La Retirada
Dans le cadre du colloque "La Guerre d'Espagne dans l'Histoire de France", organisé les 7 et 8 mars à Nérac par l'association MER47 (Mémoire de l'Espagne Républicaine), les Montreurs s'associent à la célébration des 70 ans de l'afflux de réfugiés espagnols en France, au même titre que plusieurs lieux culturels de la ville d'Agen (Bibliothèque, Centre Culturel, Musée des Beaux-Arts).
Vous pouvez consulter le programme de l'ensemble des films qui vous sont proposés dans les cinémas du Lot-et-Garonne appartenant au réseau Ecrans 47, dans le cadre de cette commémoration, en téléchargeant les fichiers que notre partenaire www.sortir47.fr a accepté d'héberger sur son site :
Concernant les Montreurs d'Images spécifiquement, le jeudi 12 mars, tout d'abord, le documentaire Le Mur des Oubliés sera diffusé à 18h15 en présence du réalisateur Joseph Gordillo (sous réserves) et de David Llamas, secrétaire départemental de MER 47. La soirée se poursuivra à 21h par la projection du documentaire d'Henri Cartier Bresson datant de 1939, L'Espagne Vivra, suivi d'un débat avec Julien Lauprêtre, président national du Secours Populaire.
Le lendemain, le vendredi 13 mars à 21h, nous enchaînerons le moyen métrage L'Exode d'un Peuple de Louis Llech et Louis Isambert et Fils de rouge, qui sera suivi par un débat avec ses réalisateurs, Dominique Gautier et Jean Ortiz.
Une citation d'Albert Camus : "C'est en Espagne que ma génération a appris que l'on peut avoir raison et être vaincu, que la force peut détruire l'âme et que, parfois, le courage n'obtient pas de récompense. C'est, sans aucun doute, ce qui explique pourquoi tant d'hommes à travers le monde considèrent le drame espagnol comme étant une tragédie personnelle, la dernière grande cause."
Semaine Latino-Américaine
Du 18 au 24 mars, et pour la 10e année (que Michelle Savarieau, notre spécialiste du cinéma hispanique, en soit vivement remerciée !), les Montreurs organisent une semaine du cinéma d'Amérique Latine en partenariat avec l'ARCALT (Association Régionale des Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse). Cette année s'articulera autour des projections de Los Bastardos d'Amat Escalante (Mexique), La Terre des Hommes Rouges de Marco Bechis (Brésil), Leonera de Pablo Trapero (Argentine) et Tony Manero (Chili, en présence de son réalisateur, Pablo Larrain, le 19 mars à 20h30)
Samedi 21 mars, 18h et 21h - Soirée Ciné-Paysage
Dans le cadre du 6e Printemps Inattendu, en collaboration avec le CEDP (Centre d'Etudes et de Découverte du Paysage et du Patrimoine, qui fête ses dix ans d'existence - cf leur site spécialement créé pour l'occasion : Les Dix ans du CEDP), nous organisons une soirée Ciné-Paysage décomposée en trois temps.
A 18h, Alain Garel, historien et écrivain de cinéma, enseignant dans la formation des métiers du cinéma et de l'audiovisuel, fidèle aux Montreurs et à nos Festivals depuis quelques années , mènera une leçon de cinéma sur Le Paysage dans le Cinéma.
De 20h à 20h30, entracte gustatif avec une assiette gourmande !
Et à 21h, projection de Des Temps et des Vents, long métrage turc réalisé en 2008 et dont l'action se déroule dans un petit village non loin de la Mer Egée : le film sera suivi d'un débat avec des membres du CEDP et du CAUE47 (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement du Lot-et-Garonne)
Des pass Conférence + Assiette Gourmande + Film seront disponibles au tarif de 15€ pour les non-adhérents et de 12€ pour les abonnés.
Vous pouvez trouver un récapitulatif de cette soirée dans le flyer ci-dessous :
04 mars 2009
Assemblée Générale des Montreurs - Appel à Candidatures et Ordre du Jour
Notre Assemblée Générale annuelle se tiendra le lundi 6 avril à 20h30 dans la salle du cinéma, la salle Luigi-Comencini.
Comme chaque année, le tiers du Conseil d'Administration sera renouvelé. Cette année sont renouvelables les sièges de Bernard PINET, Thierry SALVALAIO, Jean-Patrice SCHULER, Bertrand SOLES et Annie TOUREILLE.
Vous souhaitez consacrer du temps à votre association et vous investir dans son fonctionnement ? Vous êtes les bienvenus ! Si vous êtes majeur et à jour de vos cotisations d'adhésion, vous pouvez faire acte de candidature soit dès à présent en écrivant aux Montreurs d'Images par voie postale (10 rue Ledru-Rollin, 47000 Agen) ou par courrier électronique, soit lors de l'Assemblée Générale.
L'Assemblée Générale est un moment privilégié au cours duquel nous pouvons échanger et réfléchir ensemble à l'avenir de notre cinéma. Nous en profiterons pour inaugurer notre nouveau hall d'accueil !
Rendez-vous au 6 avril !
Amicalement,
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DES MONTREURS D'IMAGES
Ordre du Jour :
Rapport d'activité
Rapport financier
Perspectives
Débat et votes
Renouvellement de 5 membres du Conseil d'Administration
Divers
20 février 2009
Projet de la Place du Pin - Réunion de Février 09
Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de la réunion du groupe de travail "Installation d'une offre cinématographique rassemblée au Pin à Agen", qui s'est tenue à la Mairie d'Agen le mercredi 4 février 2009 de 14h30 à 16h30.
Etaient présents :
Pour la Mairie : Nadège Lauzzana (adjointe à la culture), Laurence Maïoroff (adjointe en charge du projet d'urbanisme à la Place du Pin), François Hitier (directeur général des services), André Delas (directeur de l'Action Culturelle) et trois ou quatre autres fonctionnaires municipaux.
ADRC : Jean-Michel Gévaudan (Directeur) et Christian Landais (architecte conseil).
Cap-Cinéma : Philippe Dejust (PDG), Monsieur Namur (architecte de Cap'Ciné) et Yann Douady (Directeur du Carnot).
Montreurs d'Images : Derek Munn, Thierry Salvalaio et Philippe Stellati.
Ecrans 47 : Michel Pujos.
Nadège Lauzzana précise d'abord qu'il s'agit de définir les contours de deux exploitations distinctes rassemblées sur un même pôle géographique. La ville veut accompagner un projet privé et un service public Art & Essai. Elle rappelle les résultats des deux études de marché commandées par CapCiné et la Mairie (auprès du Cabinet Vuillaume et Hexacom). Elle souligne que ces études sont convergentes : 380 000 entrées pour le cinéma commercial d'après Vuillaume, 340 000 à 370 000 pour Hexacom. Concernant l'Art & Essai : 42 000 et deux écrans pour Vuillaume / de 49 000 à 55 000 et trois écrans pour Hexacom.
Jean-Michel Gévaudan précise que c'est un cas de figure original car sans précédent. Ne parler que d'un multiplexe revient à réduire. Il insiste sur le fait que Les Montreurs d'Images ont une compétence reconnue par tous dans le milieu cinématographique et que l'obtention des trois labels (Recherche & Découverte / Jeune Public / Patrimoine & Répertoire) est la preuve du travail accompli, travail que ne réaliserait pas CapCiné.
Philippe Dejust estime que le rassemblement sur un même site des offres de cinéma commercial et Art & Essai est une bonne chose, sinon on crée deux publics distincts. Il précise qu'il est tout à fait capable de gérer les deux offres distinctes comme ses cinémas le prouvent à Périgueux, Evreux, Saint-Quentin. Selon lui, il s'agit de construite un multiplexe. Il critique la politique tarifaire des Montreurs qui ont, d'après lui, un prix moyen trop bas. Il ne souhaite aucun accord de programmation car il prétend avoir une vraie compétence sur l'Art & Essai. Il indique que la concurrence des Montreurs est susceptible de mettre en péril la rentabilité de son exploitation.
M. Namur demande donc s'il s'agit de constuire un cinéma avec une seule entrée ou deux entrées, ou deux bâtiments indépendants.
(sur la droite, Derek Munn, co-président des Montreurs, et Philippe Stellati, délégué de la FOL)
M. Hitier précise que le Jardin du Pin sera conservé et que tout sera par conséquent construit du même côté de la place. Le parking en béton peut être supprimé mais le marché paysan doit subsister. L'objectif de cette réunion est de préciser le nombre de fauteuils, le nombre de salles, le volume total (sans entrer dans le débat sur un ou deux cinémas ni dans combien de bâtiments). Il est clair que la C.A.F. et le MacDo resteront en place. Dès que l'offre cinématographique sera arrêtée, la Mairie demandera une étude d'un architecte. Il y aura ensuite une nouvelle réunion. 800 places de parking seront aménagées entre le Pin et la SERNAM (CapCiné en demande 1100). Il précise en outre que la Mairie ne "donnera pas un chèque" à CapCiné et que si CapCiné se désiste, il y aura appel à projet.
Michel Pujos précise trois points. 1) La fréquentation Art & Essai à Agen est le résultat du travail des Montreurs d'Images depuis 1995. 2) La politique tarifaire fait justement partie de la mission de service public remplie par les Montreurs. 3) Les trois labels (possédés par seulement quatre cinémas en Aquitaine) contribuent à l'image culturelle de la ville d'Agen.
Christian Landais estime qu'il est très difficile de savoir quelle est la meilleure solution : un ou deux lieux.
Thierry Salvalaio ne veut pas de l'appellation "Projet Multiplexe". Les Montreurs sont favorables à la cohabitation sur le même site, mais veulent deux exploitations juridiquement et géographiquement distinctes. Actuellement, la concurrence ne porte que sur un nombre réduit de films. Les Montreurs aspirent à une exploitation financièrement viable.
(Thierry Salvalaio et Michel Pujos)
Conclusions :
Le projet cinéma :
11 salles, 2 000 fauteuils pour le cinéma commercial (et trois restaurants).
3 salles, 400 fauteuils pour l'Art & Essai.
Le calendrier :
Le projet de parking sera arrêté à la fin du premier trimestre 2009, avec (demande de CapCiné) 200 à 300 places de parking à proximité. Philippe Dejust insiste sur la nécessité d'avoir un certain nombre de places gratuites, ce qu'approuvent les Montreurs.
Tous les schémas d'aménagement doivent être terminés en 2010. La construction des parkings aura lieu du premier semestre 2010 à fin 2012 (24 mois de travaux).
Pour le cinéma commercial, une plateforme sera offerte à CapCiné qui pourra y construire un parking en sous-sol avec le cinéma et les restaurants au-dessus.
Le ou les cinémas seront terminés au plus tard à la fin du premier trimestre 2014 (18 mois de travaux).
Les incertitudes :
Même bâtiment, deux bâtiments mitoyens, deux bâtiments séparés ?
Maîtrise d'oeuvre des salles Art & Essai ? (Cela dépendra de l'option choisie concernant le nombre de bâtiments).
Délégation de Service Public pour l'Art & Essai, ce qui suppose un appel d'offre, ou simple convention Mairie / Montreurs ?
En résumé, Les Montreurs ont trouvé que la réunion s'est plutôt bien déroulée. La Mairie a clairement affirmé deux choses : c'est son projet et CapCiné ne peut que s'y plier ; il y aura nécessairement deux exploitants. Nous avons constaté que la municipalité disait avoir une politique concernant l'offre cinématographique s'insérant dans un projet d'urbanisme, que c'était sa politique, que c'était elle qui la décidait et non une entreprise privée.




































































































