LES MONTREURS D'IMAGES

Programmes du cinéma des Montreurs & Défense de l'Art et Essai

29 novembre 2009

Programme Décembre 2009

Vous pouvez télécharger le programme de décembre 09 en cliquant sur la miniature ci-dessous :

D_cembre_09

Le programme de décembre est particulièrement riche en films importants de réalisateurs renommés. Signalons surtout la sortie nationale de Tetro de Francis Ford Coppola, présenté dans notre salle entre le 23 décembre et le 5 janvier 10.

Tetro

L'avis des Montreurs

L_enfer

L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea

En 1964, Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'Enfer. Un projet énigmatique et insolite, un budget illimité, un film qui devait être un "événement" cinématographique à sa sortie. Mais après 3 semaines de tournage, le drame. Le projet est interrompu, et les images que l'on disait "incroyables" ne seront jamais dévoilées.

Ces images, oubliées depuis un demi-siècle, ont été retrouvées et elles sont plus époustouflantes que la légende l'avait prédit. Elles racontent un film unique, la folie et la jalousie filmées en caméra subjective, l'histoire d'un tournage maudit et celle d'Henri-Georges Clouzot qui avait laissé libre cours à son génie de cinéaste. Jamais Romy n'a été aussi belle et hypnotique. Jamais un auteur n'aura été aussi proche et fusionnel avec le héros qu'il a inventé.

Serge Bromberg et Ruxandra Medrea réussissent ici une "recomposition" de l'oeuvre disparue, créant un nouveau film qui raconte l'histoire de ce naufrage magnifique et qui permet au projet d'exister enfin. En plus des images de l’époque, les réalisateurs ont rencontré et interviewé tous les protagonistes de l’époque, et en particulier les techniciens : cadreurs, directeurs de la photo, preneurs de son, maquilleurs… Grâce au budget illimité, ils avaient carte blanche, et ont tout essayé. La scène du lac est éloquente, elle nous montre le travail titanesque et démentiel nécessaire pour parvenir à des effets spéciaux inédits à cette époque, et évidemment réalisés sans ordinateurs ! En s’inspirant de Vasarely, entre autres, toutes les audaces visuelles étaient envisagées, pour exprimer à chaque fois la même chose : la jalousie pathologique du personnage.

Les témoignages sont riches, pointus, et permettent de se rendre compte de la démesure de ce projet. Finalement, offrir un budget illimité à Clouzot fut peut-être un cadeau empoisonné. Il y perdit pied, s’enfonçant de plus en plus loin dans l’expérimentation. Et les images de l’époque sont d’autant plus troublantes qu’elles ont pour objet Romy Schneider, 26 ans à l’époque, magnifique, magnétique. Ce documentaire nous permet de plonger au cœur de la fabrication d’un film, réalisé par un des plus grands cinéastes français du XXe siècle. L’Enfer n’existe pas, nous nous consolerons avec ses autres chefs-d’œuvre : Le Corbeau, Les Diaboliques, Le Salaire de la Peur

(Pierre Dupont)

Posté par RolandK à 15:37 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2009

Programme Festival Cinéma / Photographie

Vous pouvez télécharger le "recto-verso" du programme du Festival Cinéma & Photographie en cliquant sur les deux vignettes ci-dessous (en remerciant notre partenaire www.sortir47.fr, qui a bien voulu "héberger" ces programmes sur son serveur) :

Cin__Photo      Photo_Verso

Posté par RolandK à 15:00 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2009

Prochainement : Programmation Décembre 2009

Coups de projecteurs sur les films prévus au cours du mois de décembre. Certains projets n'ayant pas encore totalement abouti dans nos négociations diverses avec les distributeurs ou des associations, les informations présentées ci-dessous sont susceptibles d'être modifiées et ne sont donc données qu'à titre indicatif.

  Pippa_Lee  L_enfer

Rapt  Parnassus

Hadew  Away

 

Route  Vincere

   

Limits  Tetro

Posté par RolandK à 20:08 - Prochainement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2009

Programme Novembre 2009

Vous pouvez télécharger le programme de Novembre 2009 en cliquant sur la miniature ci-dessous :

Novembre_09

Le Ruban Blanc, Palme d'Or obtenue par Michael Haneke au Festival de Cannes, est programmé en sortie nationale du mercredi 28 octobre au mardi 10 novembre.

L'avis des Montreurs

Ruban

Le Ruban Blanc de Michael Haneke (Allemagne)

Le Festival de Cannes a donc honoré un des plus grands moralistes du cinéma contemporain. Ou, autant le dire à ma façon, un des plus prétentieux donneurs de leçons actuels. Je concède pourtant que la mise en scène du Ruban Blanc est d'une maîtrise parfaite, que les mouvements d'appareil sont d'une impressionnante fluidité, que la photographie en noir et blanc est somptueuse, que les interprètes jouent tous magnifiquement, que certaines séquences sont tout bonnement fabuleuses (le petit enfant et l'oiseau qu'il offre à son père, la découverte du concept de la mort par un autre gamin, l'humiliation de la sage-femme par le docteur...) Dans ce cas-là, habituellement, on tient les ingrédients d'un chef d'oeuvre. Pas pour Haneke, dont le but n'est pas tant de montrer quelque chose que de DEmontrer une thèse quelconque à longueur de films, depuis l'aube de sa carrière. De la même façon que le spectateur reste derrière la porte lorsque le pasteur bat ses enfants, le propos du film tout entier semble "hors champ", dans une note d'intention du réalisateur. A vrai dire, je me demande même ce qu'il a voulu démontrer. Qu'une éducation trop rigoureuse est le parfait terreau du fascisme ou de toute forme de "terrorisme" ? Ah... Toute cette maîtrise pour un propos aussi simpliste ?

D'un simple point de vue scénaristique, je n'ai absolument pas saisi les "ressorts policiers" de l'intrigue : je n'ai pas compris qui diable pouvaient bien être les coupables des incidents qui nous sont présentés et, à vrai dire, je dois avouer que je m'en moque totalement. Si j'en crois les propos recueillis ici et là, il s'agirait des enfants, ceux-là même qui, 20 ans plus tard, adhéreront aux thèses du National Socialisme. Tout ça pour nous enseigner qu'un salopard ne le devient pas une fois adulte mais que l'enfance n'est pas seulement peuplée que de mouflets auréolés ? Un peu réducteur, non ?

Un bon cinéaste est, à mon sens, un artiste qui parvient à persuader le spectateur qu'il sort grandi et plus intelligent de la salle quand il a vu son oeuvre, et non pas un juge qui donne le sentiment au spectateur qu'il est un parfait imbécile, un ignare, voire un coupable comme l'avait fait Haneke dans Funny Games. Qu'il fasse donner des coups de cravache à ses personnages, passe encore, mais à son public, non merci. Et en bon "chevalier blanc", je préfèrerais qu'il aille exposer ses thèses fumeuses dans une tribune du Monde plutôt que de nous infliger un pamphlet (un pensum ?) pareil.

Un élément du film m'a fait tenir sans trop m'énerver : que le contexte, historique, géographique et social du Ruban Blanc soit très proche de celui dans lequel se construit le roman "Les Enfants Jéromine" d'Ernst Wiechert que je viens d'achever, une oeuvre elle aussi extrêmement moralisatrice mais d'une humilité sidérante en comparaison de ce long métrage empli de la vanité et de la morgue de son auteur.

(Roland Kermarec)

Les Animations des Montreurs

Kommunalka

Jeudi 5 novembre, 20h30, Kommunalka

La projection de ce documentaire sera suivie d'une discussion avec sa réalisatrice Françoise Huguier. Le film est présenté dans le cadre de la 10e édition du Mois du Film Documentaire (www.moisdudoc.com). La soirée est organisée à l'occasion de l'inauguration de l'exposition de photos de Françoise Huguier Sur les traces de l'Afrique fantôme qui se tiendra du 5 novembre au 19 décembre pour l'opération Black Africa Mix au 1er étage du Centre Culturel d'Agen.

Kommun

Voici la note d'intention de la réalisatrice pour Kommunalka :

Héritage de l'Union soviétique, les appartements sont aussi une réalité contemporaine. À l'époque de Staline, dans toutes les villes d'URSS, les grands appartements furent réquisitionnés pour y loger le plus grand nombre de gens. Chaque pièce fut alors attribuée à une famille et certains appartements en abritaient jusqu'à dix qui devaient se partager l'unique cuisine, l'unique salle de bain, l'unique toilette. Ce type de logement existe toujours.

90.000 appartements sont encore habités de façon communautaire : c'est le seul moyen économique de loger en ville et d'éviter la vie en banlieue. On y est soit locataire de la municipalité, soit propriétaire. Les locataires vivent chichement dans des semi-taudis, les propriétaires entreprennent des petits travaux. Les pièces communes, elles, appartenant à la ville et meublées à l'origine par l'Etat, se dégradent lentement mais sûrement.

Vivre dans ces appartements, c'est vivre dans une promiscuité constante, c'est partager le quotidien des autres, c'est ne pas avoir de réelle intimité. C'est aussi observer des règles strictes qui ponctuent tous les gestes du quotidien. Ces règles varient d'un appartement à l'autre mais dans tous les cas, l'activité de chacun est régie et surveillée par la communauté. Semblant de démocratie car en réalité c'est la loi du plus fort qui triomphe.

Alka

Alors on s'arrange, on se retranche dans sa chambre, on parle le moins possible à ses voisins, on évite les pièces communes. D'ailleurs, pour éviter les conflits et les confrontations, on n'y trouve ni siège, ni banquette. Un Russe m'a dit un jour : "La vie communautaire est dans notre sang. On a appris dès l'enfance comment faire avec l'amour, avec la haine. L'amour, c'est dans les chiottes ou la salle de bain. La haine, on l'enferme en soi quand un voisin rentre saoul et tabasse sa femme. On a appris à ne pas réagir, à ne pas s'en mêler. En Russie, comme en URSS avant, en cas de conflit, on ne se mêle pas des histoires des autres. »

Ces appartements abritent des gens de toute origine, de toute classe sociale : mélange des genres et échantillonnage de la société russe toute entière dans un même lieu. C'est en 2001, lors d'un premier voyage à Saint-Pétersbourg que j'ai découvert l'appartement communautaire de la rue Sovetskaya et Natacha. Je travaillais alors à un livre de photos sur ces appartements, "Kommunalka" ou "KK " en russe. J'en ai visité et photographié un certain nombre, j'y ai habité aussi.

En 2002, revenue à Saint-Pétersbourg pour terminer mon travail photographique, j'ai retrouvé Natacha, l'appartement de la rue Sovetskaya et ses autres habitants. J’ai vécu cinq mois avec eux et c’est à ce moment-là qu'est né le projet de ce film. J’avais envie de les filmer dans leur intimité, d’en capturer les excès de joie et les moments de désespoir. Ce décor devenant par le temps et sa fonctionnalité cet endroit surréaliste où explosent les contradictions de l’être humain et de la culture russe.


J’ai créé une sorte de dispositif, en traitant les habitants de la « Kommunalka » comme s’il s’agissait d’acteurs non professionnels. Ils improvisent, adaptent et jouent leur propre rôle, se prêtant plus ou moins à mon désir de réalisatrice
.

Enfants

Jeudi 12 novembre, 20h - Les Enfants Invisibles

Les Enfants Invisibles est un film composé de sept courts métrages réalisés par de grands réalisateurs (Emir Kusturica, Spike Lee, John Woo, etc.) qui évoquent les destins d'enfants issus des quatre coins du monde. La projection sera suivie d'un débat avec les membres de l'UNICEF et Paulette Préhembaud, secrétaire générale adjointe du comité français UNICEF.

Cette soirée est organisée en partenariat avec l'UNICEF, la Ligue de l'Enseignement, la Ville d'Agen (membre du réseau UNICEF "Ville amie des enfants"), dans le cadre du soixantième anniversaire de la Convention des Droits de l'Enfant.

Posté par RolandK à 21:15 - Programmation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2009

Programme Octobre 2009

Vous pourrez accéder à la programmation du mois d'octobre 09 des Montreurs en cliquant sur la miniature ci-dessous :

 

Octobre_09

   

Outre les animations prévues ce mois-ci et dont vous trouverez le détail ci-dessous, à signaler notamment la sortie nationale du documentaire Rachel, réalisé par Simone Bitton et qui fait la "Une" de notre programme mensuel.

"Pour des raisons indépendantes de notre volonté" (message classique mais hélas approprié), nous avons été contraint de boucler l'édition et la publication de notre programme en catastrophe à la dernière minute. Nous vous présentons nos excuses pour les diverses coquilles qui l'émaillent (il faudrait même mettre en place un jeu mensuel de relevé des 7 erreurs !). Plus important, toutefois, une erreur d'horaire s'est glissée à l'intérieur du programme : la soirée consacrée à Léger tremblement du paysage aura bien lieu le vendredi 23 octobre à 18h15 comme indiqué sur la grille récapitulative, et non à 21h comme indiqué par erreur sur la fiche du film : Montreursa Culpa  :)

Les Animations des Montreurs

 

Dick_T  Chaland Prince

Mercredi 30 septembre et Vendredi 2 octobre, 21h - Hommage à Yves Chaland

Yves Chaland (1957-1990) est un scénariste et dessinateur de bande dessinée qui a relancé, dans les années 1980, le style de la "ligne claire" en France, ce langage graphique notamment issu de Hergé. Les Montreurs proposent deux films en liaison avec le monde de la bande dessinée, autour des Rencontres de Nérac qui rendent hommage tous les ans à Yves Chaland, en partenariat avec Ecrans 47.

La séance de Dick Tracy (réalisé par Warren Beatty) du mercredi 30 septembre à 21h se prolongera ainsi par une rencontre avec Ted Benoît et Madeleine Demille (respectivement dessinateur et coloriste des Nouvelles Aventures de Black et Mortimer) et Isabelle Chaland (organisatrice des Rencontres de Nérac).

Le surlendemain, vendredi 2 octobre à 21h, la séance du film Prince Vaillant réalisé par Henry Hathaway sera suivie par une rencontre avec Jean-Pierre Dionnet : scénariste de bande dessinée, producteur et distributeur de films, présentateur de télévision, Dionnet avait décelé le talent d'Yves Chaland en 1978 en le faisant collaborer au magazine Metal Hurlant.

Sel

Jeudi 15 octobre, 20h30 - Le Sel de la Mer

La séance de ce film franco-palestinien, réalisé par Annemarie Jacir, sera suivie d'un débat animé par des membres du Comité Palestine 47.

 

Tremblement  Rachel  Titov

Vendredi 23 et Samedi 24 octobre, Week-end ACID 

Le temps d'un week-end et de trois films, les Montreurs vous proposent un "concentré d'ACID". L'ACID, partenaire de cette animation, est l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion.

Le vendredi 23 octobre à 18h15 sera diffusé Léger tremblement du paysage, suivi d'une rencontre avec son réalisateur Philippe Fernandez. La projection du film sera précédée de la diffusion du court métrage muet La Caverne - Conte Philosophique, qui sera sonorisé en direct au piano par Philippe Fernandez.

Le samedi 24 à 14h30, la projection du film Je suis de Titov Veles sera suivie d'une rencontre avec des réalisateurs et des membres de l'ACID.

Ce même samedi à 21h sera proposée le film Rachel en sortie nationale. Cette projection sera également suivie d'une rencontre avec des membres de l'ACID. Ce documentaire de Simone Bitton a été sélectionné lors de la 59e édition du Forum de Berlin ainsi qu'au festival Cinéma du Réel.

"Rachel est un film qui touche juste. Sa force vient aussi bien de son sujet emblématique, la mort tragique à Rafah de Rachel Corrie, militante pacifiste solidaire des Palestiniens, que du dispositif narratif déployé par la réalisatrice. Rachel se présente comme une enquête sur les circonstances du décès de la jeune activiste : accident malheureux dans un contexte de guerre ou meurtre à résonance politique sur fond d'occupation et de "nettoyage sécuritaire" ? Le documentaire de Simone Bitton est émouvant, rigoureux et sobre. Emouvant parce que sobrement mis en scène, même si le menu des images et des sons qui nous sont offerts est bien généreux." [Abraham Segal, cinéaste de l'ACID]

 

L'avis des Montreurs

Public

Public Enemies de Michael Mann (Etats-Unis)

Je n'ai pas été captivé durant les 135' de ce nouveau long métrage de Michael Mann, mais c'est peu de dire que mon attention a par contre été pleinement captée : j'ignore d'où vient cette sensation paradoxale, et c'est ce qui est un peu déstabilisant. L'intrigue n'a en effet strictement rien d'original, à aucun moment de l'histoire de John Dillinger : les braquages, les évasions, la traque, chacun de ces épisodes a été vu cent fois précédemment. Par ailleurs, il devient parfois difficile d'être touché par le traitement romantique de la biographie d'un criminel, même si Mann a su en grande partie éviter cet écueil. Les défouraillages à tout va n'impressionnent plus guère non plus autre chose en moi que mon système auditif. Alors, qu'est-ce ?... Qu'est-ce qui fait aussi, dans la mise en scène de Mann, qu'on est à la fois dans une reconstitution soignée et irréprochable de la période de la Prohibition, qui a d'ailleurs donné tant de bons films (cet autre mystère mériterait qu'on s'y penche un jour) et que, simultanément, le film paraît si moderne, comme contemporain, malgré les costumes, les décors, les accessoires...

A recommander particulièrement : la séquence où Dillinger pénètre à Chicago dans le bureau d'investigation qui lui est consacré, tout bonnement prodigieuse dans la mise en scène, même si historiquement très improbable (à un degré moindre, celle de l'arrestation de Billie Frechette également).

(Roland Kermarec)

 

Partir

Partir de Catherine Corsini (France)

Belle idée que d'avoir traité le sujet d'une "banale histoire d'amour" (expression d'une antithèse absolue ?) en la plaçant non pas, comme souvent, hors du temps, comme suspendue par delà les époques et les lieux, mais en l'insérant fortement dans les contraintes économiques de notre temps. L'Amour en Crise. La Femme d'à Côté (ou quelques autres titres de Truffaut, cités çà et là à travers le choix des musiques composées par George Delerue) revisitée au travers le prisme du réalisme social, quand la lucidité oblige à ouvrir les yeux et à oublier le "vivre d'amour et d'eau fraîche".

Superbe Kristin Scott Thomas, qui incarne avec aisance la passion, le désemparement, l'obstination, la fragilité, l'animalité aussi, le naturel, le courage d'une femme qui fait le choix de partir de d'assumer envers et contre tous la vérité de ses sentiments.

(Roland Kermarec)

   

Journ_e

Une journée particulière d'Ettore Scola (Italie / 1977)

Un des sommets du cinéma italien des années 70 : Ettore Scola nous fait sentir à travers deux personnages le poids de l'idéologie totalitaire. Pas de reconstitution historique à grand spectacle mais un quasi huis clos dans un immeuble mussolinien déserté par ses habitants qui sont allés acclamer le Duce et le Führer. Une femme, une mamma italienne cantonnée à la cuisine, aux enfants et à la domination du mâle, et un intellectuel homosexuel se retrouvent dans leur marginalisation. L'utilisation du son crée le hors champ totalitaire et nous rend présent le poids de l'idéologie qui envahit la vie et les consciences. Et il y a , bien sûr, deux monstres sacrés, Sophia Loren et Marcello Mastroianni, à contre-emploi. Magistraux ! A voir et à revoir.

(Michèle Pujos)

Posté par RolandK à 16:05 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 août 2009

Programme Septembre 2009

Vous pouvez télécharger le programme de la rentrée 2009 en cliquant sur la miniature ci-dessous :

Septembre_09

L'avis des Montreurs

Fi_vre

La fièvre dans le sang /Splendor in the Grass d'Elia Kazan (Etats-Unis / 1962)

Parce qu'ils le disent mieux que moi et qu'ils sont des pros en matière de cinéma américain, quelques citations de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain) :

"A la question "Qu'est-ce que le cinéma ?", on ne peut répondre (à moins d'écrire un volume) que de façon limitative et arbitraire, en citant des noms, des titres, ou mieux un nom, un titre symbolique. Ce nom, pour nous, pourrait bien être Kazan ; ce titre Splendor in the Grass / La fièvre dans le sang...

Les premiers plans de Splendor in the Grass, les paysages de Wild River / La Rivière Sauvage et de America, America, le parc de l'hôpital, la maison familiale de The Arrangement. Tous ces décors, souvent automnaux et mélancoliques, sont filmés avec amour comme pour les protéger de l'oubli, des ravages du temps. Cinéma de la mémoire où le passé revient sans cesse, comme des vagues inlassables, confrontant et jugeant le présent. La dernière scène de Splendor in the Grass est dans cette optique, la plus belle qui soit filmée...  On y brasse, en quelques minutes, plusieurs destins, des rêves, des souvenirs : les blessures, les erreurs, les espoirs et les défaillances qui viennent s'écorcher contre la réalité présente. Le sacrifice, le regret se mêlent intimement à la maladresse, à la résignation, à la beauté d'un poème dont on se souvient encore..."

Une autre voix, celle de Jacques Rivette (Cahiers du Cinéma, juin 1962) :

Splendor in the Grass s'attache à décrire ce travail même du temps, cette obscure dégradation et métamorphose qui fait deux étrangers d'un couple d'amoureux, d'une puissant un homme traqué, d'un pays stable un peuple à la dérive, d'une morale établie une morale caduque. L'écroulement, ou la transformation des valeurs, de toutes les valeurs, tel est l'axe d'un film dont les voix diverses s'unissent sous le commun dénominateur de l'idée de crise."

(Michèle Pujos)

Posté par RolandK à 22:12 - Programmation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2009

Programme Eté 2009

Vous pouvez télécharger le programme estival des Montreurs en cliquant sur la miniature ci-dessous :

 

Ete_09

Posté par RolandK à 10:57 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2009

Compte-Rendu de l'Assemblée Générale d'avril 09

L'Assemblée Générale des Montreurs d'Images s'est déroulée le lundi 6 avril dans la salle Luigi Comencini. Le compte-rendu qui suit a été rédigé par Jacquie Dupuy, secrétaire des Montreurs.

 

Diaporama

   

La séance débute à 20h45 en présence de Nadège Lauzzana, représentant le maire d'Agen excusé, et de Bruno Tarreau, représentant la Fédération des Oeuvres Laïques.

Thierry Salvalaio, co-président des Montreurs, remercie les présents, excuse le Président du Conseil Général et le Président du Conseil Régional puis commence le rapport d'activité.

   

Co_Pr_sidents

(Thierry Salvalaio et Derek Munn)

 

BILAN DE LA SAISON

En 2008, la fréquentation des salles de cinéma a progressé en France de 6% et les films français ont réalisé davantage d'entrées que les productions américaines, en très grande partie grâce à Astérix et Obélix et à Bienvenue chez les Ch'tis. Les salles Art & Essai ont aussi augmenté leur public grâce à leurs spécificités (lieu convivial, débats, etc.) Les Montreurs d'Images se sont peut-être cette année montrés moins cinéphiles mais plus citoyens : les nombreux documentaires projetés ont en effet trouvé leur public.

Pour la première fois, la salle des Montreurs a été ouverte cette année 7 jours sur 7, et les résultats pour ces nouvelles séances sont satisfaisants (les moyennes de spectateurs pour les séances du mardi sont de 15 à 18h15 et 30 à 21h.) Le dimanche matin, nous n'avons pu assurer  les séances que grâce à Patrice Cayron qui a réalisé les projections, ce dont nous le remercions : nous tenterons de poursuivre cette expérience de la "Séance Petit Déj'".

 

Roland_AG

(Roland Kermarec, responsable du site des Montreurs)

   

Le parrainage que nous avons expérimenté cette année nous a rapporté quelques adhérents. Nous n'avons par contre pas pu fidéliser les jeunes : Roland Kermarec, qui s'occupait ces dernières années de la "Commission Jeunes", précise que cette commission n'a pu fonctionner cette année faute de candidats, même si nous souhaitons la faire revivre.

Roland K. présente ensuite le bilan du site de notre cinéma, www.lesmontreursdimages.com , qui connaît une hausse de fréquentation importante depuis la rentrée. Des efforts particuliers ont également été fournis dans la communication électronique, à travers notamment l'amélioration de la liste de diffusion et du contenu des courriels adressés. Chacun de ces mails est adressé aujourd'hui à 700 contacts, dont la majorité des journalistes locaux, en particulier le site www.sortir47.fr avec qui nous avons mis en place un partenariat efficace dès septembre.

 

Pdts_et_Roland

 

Le site a également pris récemment des couleurs, à l'image du hall des Montreurs, et les internautes peuvent y trouver davantage d'informations à propos des diverses animations, ainsi que davantage de photos, grâce notamment aux clichés d'Annie Toureille et Patrick Lesur. Hormis les renseignements spécifiques aux Montreurs, nous relayons à travers le site quelques infos touchant l'Art & Essai au niveau national, ainsi que les infos données par Les Amis des Montreurs d'Images. Dans le cadre du site, a été organisé pour la 3e année le Palmarès des Films des Montreurs, dont le classement peut être trouvé par ailleurs sur www.lesmontreursdimages.com .

Thierry Salvalaio se penche ensuite sur la fréquentation 2008 : 25500 entrées, soit une progression de 9% comportant plus de 5000 entrées en séances scolaires.

Frequentation_Mensuelle

Cumul_Frequentation

Thierry_Cumul

 

Les adhésions sont également en progression. Derek Munn, co-président des Montreurs, entre alors dans le détail des activités cinématographiques de l'année écoulée en précisant que "montrer des images" est le plus important. 215 films ont été programmés aux Montreurs en 2008.

Liste_des_films_2008

De nombreuses animations ont été organisées, en collaboration avec la FOL, le Musée, différents partenaires culturels, des associations etc.

Animations_fevrier_2008_mars_2009

Notre programmation compte en outre deux festivals (Le 7e Art et les Autres / Mars Attac), une semaine allemande et une semaine latino-américaine. Nous essayons d'avoir un programme équilibré mais c'est parfois une tâche périlleuse car beaucoup de films sortent chaque semaine (11 en moyenne) et nous ne pouvons pas toujours avoir les films que nous avons sélectionnés dans les premières positions.

Derek_Activit_s

 

LES AMIS DES MONTREURS

Thierry Salavalaio annonce la création en 2008 de l'Association Les Amis des Montreurs d'Images et passe la parole à son Président, David Messager-Cazanave. Le Président des Amis présente son association créée en juin 08 par des personnes, adhérentes ou non aux Montreurs, qui souhaitent qu'Agen garde un cinéma d'Art & Essai indépendant. Leur premier souci était que le CNC n'autorise pas les Montreurs à fonctionner dans la salle Comencini (cette autorisation vient d'être obtenue pour 3 ans grâce à l'aide de la Mairie).

 

David_Messager

(David Messager-Cazanave)

 

L'association, apolitique, compte actuellement 200 adhérents et s'inquiète sur ce que sera la Délégation de Service Public en 2010. Quant au projet de la Porte du Pin, il apparaît flou et l'échéance de 2014 très lointaine. Comment les Montreurs tiendront-ils jusque là ? Où se situera le parking et sera-t-il payant ? A-t-on la garantie de bâtiments séparés ? La proximité du multiplexe ne gênera-t-elle pas la programmation des Montreurs ? Que fera M. Dejust devant la politique de prix des Montreurs ?

 

Sylvain_Philippon

(Sylvain Philippon)

BILAN FINANCIER

Après cet exposé, Thierry Salvalaio remercie tous les collaborateurs des Montreurs, en particulier Sylvain Philippon, qui joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des Montreurs, puis passe la parole au trésorier Bernard Pinet. Bernard précise que la comptabilité est assurée par la FOL et remercie Priscilla pour sa collaboration et son travail efficace. Il explique que les chiffres proposés représentent un exercice sur 16 mois (du 1er septembre 2007 au 31 décembre 2008). Dorénavant, l'exercice sera fait sur les douze mois d'une année civile. Il est donc assez difficile de comparer les deux exercices précédents : par exemple, la CNASEA, qui a l'air identique, a diminué de 25%.

Notre chiffre d'affaire de 116.965 € est dû aux entrées et à quelques ressources de publicité. Nous bénéficions en outre d'une subvention de la Mairie, d'une subvention de la DRAC, de deux subventions du CNC, et de subventions du Conseil Général et du Conseil Général. Nous gardons pour l'année 2009 les cotisations encaissées à partir du 1er septembre 2008. Malgré une augmentation du nombre de films, du coût du transport et des salaires des employés, nous possédons un solde positif de 5.601 €.

 

Jacquie___Bernard

(Jacquie Dupuy & Bernard Pinet)

Nous possédons 673 adhérents, dont 180 nouveaux, mais 80 n'ont pas réadhéré. Les dons nous ont rapporté 341 €. La situation est acceptable grâce aux subventions, à la rigueur de la gestion de la FOL et au fait que les quatre mois rajoutés à l'exercice sont les plus favorables. Toutefois les capitaux propres restent négatifs (- 4711 €)

Après un court métrage militant (Il n'y a pas de colin dans le poisson) qui permet à tous de se détendre, la parole est donnée à Bruno Tarreau pour la Ligue de l'Enseignement. Depuis sa création la Ligue accompagne les Montreurs car c'est un cinéma associatif. La Ligue continuera à soutenir les Montreurs et d'autres cinémas du département : Marmande, Casteljaloux, Monsempron. Les associations doivent se soutenir et travailler ensemble pour la promotion du cinéma.

 

Bruno_Tarreau

(Bruno Tarreau)

Après l'intervention de Bruno Tarreau, nous passons au vote. Le bilan d'activité est adopté à l'unanimité, tout comme le bilan financier.

 

PERSPECTIVES

Pour 2009, la municipalité donne 8000 € de subvention supplémentaire et les Montreurs l'en remercient. Pour l'avenir, et dans l'optique des 3 salles, nous devons faire très attention au choix des films : il est en effet impératif de conserver les 3 labels Art & Essai (Recherche & Découverte / Jeune Public / Patrimoine & Répertoire). A l'heure actuelle, Philippe Dejust souhaite faire de l'Art & Essai : il est donc indispensable que les Montreurs évoluent et possèdent une identité solide pour conserver la confiance du public. Nous sommes intégrés à Ecrans 47, ce qui nous permet de participer à des animations en réseau et de partager les frais.

 

Assembl_e

Pour le projet du Pin, nous attendons les propositions faites par l'architecte pour les trois salles et les 400 places, mais nous affirmons notre volonté d'avoir notre indépendance géographique (c'est-à-dire des cinémas séparés) et de demeurer exploitants. Nous devrons alors évoluer, à la fois dans nos relations avec la Mairie, avec une DSP plus contraignante, et dans notre fonctionnement qui devra devenir plus professionnel.

 

L'ADJOINTE A LA CULTURE

La parole est alors donnée à Nadège Lauzzana, qui salue la vitalité des Montreurs d'Images, dont elle a partagé une partie de l'histoire. "C'est une association en mouvement, qui doit évoluer en s'entourant de professionnels. C'est un autre cinéma, un lieu d'échanges, de convivialité, qui parle d'affect et où l'on va en confiance. La ville accompagne Les Montreurs en mettant à leur disposition la salle et le hall, lieu d'échanges et de discussion. Cette année, le hall a été repeint, et la climatisation a été installée dans la salle, où des fauteuils ont été réparés.

 

Nad_ge_Lauzzana

(Nadège Lauzzana)

Le projet futur est un projet partagé qui est aussi le projet du département. Nous accueillons 5000 élèves, nous pensons pouvoir en accueillir davantage dans trois salles. Nous pourrons ainsi développer le volet d'éducation à l'image, de formation du public et essayer de faire évoluer les pratiques culturelles des jeunes.

Pour répondre aux inquiétudes des Amis des Montreurs, la construction des 3 salles s'inscrit dans un vaste projet de rénovation urbaine. La Municipalité actuelle n'a pas voulu du projet Donnefort car il faut que le cinéma, Cap'Ciné comme les Montreurs, reste au plus près du centre ville. La Mairie laissera toute leur autonomie aux Montreurs et ne s'immiscera pas dans leurs projets mais fixera des objectifs à atteindre."

 

Derek___Nad_ge

(Derek Munn & Nadège Lauzzana)

A une interrogation concernant le fait que M Dejust pourrait mener la danse, Mme Lauzzana répond "la projet du multiplexe est privé mais c'est après un débat démocratique que l'on est arrivé à cette solution. Dans le projet Donnefort, il n'y avait eu aucune concertation et la position des Montreurs dans des locaux appartenant à M. Dejust n'était pas satisfaisante. Maintenant la municipalité n'est pas dépendante du projet Dejust et arrive enfin à une solution. Elle voulait que les cinémas restent en centre ville et a proposé plusieurs sites à M. Dejust, qui a choisi le Pin. Les Montreurs disposeront de 3 salles sur le même site mais de manière séparée. Il y aura certes des difficultés de programmation mais l'exposition sur 3 écrans permettra de passer plus facilement des films Recherche et d'obtenir ainsi sans problèmes les trois labels. Pour savoir s'il faudra une DSP ou une convention, il faut encore en discuter. Il y a plusieurs sortes de conventions, il faudra choisir le meilleur mode d'exploitation, l'ADRC nous aidera à monter le projet et à chaque étape, il y aura rencontre avec les Montreurs."

   

DEBAT

A qui appartiendront les murs du nouveau cinéma ? La Mairie n'a pas encore tranché, mais vraisemblablement à un opérateur privé qui ne serait pas M. Dejust car lui-même ne serait pas propriétaire de ses murs.

 

Philippe

(Philippe Stellati)

Thierry Salvalaio met en débat l'augmentation du tarif des adhésions, avec possibilité de le passer à 20 €. Philippe Stellati intervient : "Il faut affirmer l'identité des Montreurs d'Images et élargir le public. Encore trop de monde ignore les Montreurs. Il faut aller vers la population. Dans cette perspective et dans la période de crise, le facteur financier est important. Augmenter le prix de l'adhésion n'est donc pas opportun." Un adhérent fait remarquer que tout en laissant le prix à 18 €, ceux qui veulent soutenir les Montreurs peuvent donner davantage avec l'adhésion de soutien.

Si les Montreurs sont à côté du cinéma commercial, M. Dejust acceptera-t-il que des concurrents aient des prix bien inférieurs, demande un adhérent, qui trouve aberrant que les deux cinémas soient côte à côte et souhaite aussi des précisions sur le parking. Nadège Lauzzana lui répond que le 10 avril, un architecte viendra pour un projet de ville qui englobe une zone plus large qu'Agen, vers le Gers et le Tarn-et-Garonne. Cette opération est liée au parking du pôle multimodal 2011 pour la gare. Il faut revoir la place qu'auront la FOL, le marché, la CAF, et donc revoir également les transports en commun. Les cinémas sur Agen atteignent aujourd'hui 200 000 entrées. On peut en attendre 400 000 : il faut donc fluidifier la zone. C'est un grand projet global, mais le projet avance.

FOL

(La Fédération des Oeuvres Laïques : P. Stellati, P. Quaillet, B. Tarreau)

Michel Pujos (membre du CA des Montreurs et président d'Ecrans 47) précise que bien que le projet actuel ne soit pas enthousiasmant (ce serait mieux si les Montreurs étaient en centre ville et le multiplexe ailleurs), il a le mérite d'exister. Pendant des années, nous avons réclamé un projet et il n'y en a pas eu. Aujourd'hui, c'est l'étude faite par Hexacom, qui nous était la plus favorable, qui a été choisie et adoptée par la Municipalité. L'ADRC, qui nous a toujours soutenus, a renvoyé M. Dejust dans les cordes en lui disant qu'il ne sait pas programmer de l'Art & Essai. Nous souhaitons que le projet aboutisse, mais nous savons aussi qu'il sera très difficile de tenir jusqu'en 2014. Nous savons que le problème de tarif préoccupe M. Dejust. Pour nous, le problème du parking est fondamental : sera-t-il gratuit ?

Suit un petit débat sur la frustration que nous ressentons parfois de ne pouvoir passer certains films car il nous faudrait vite une seconde salle.

LES VOTES

Vote pour le prix de l'adhésion : à l'unanimité, l'AG décide de conserver le prix de l'adhésion à 18 €.

 

Fin

 

Nous procédons alors au vote des nouveaux administrateurs du CA. 57 adhérents se sont exprimés, 4 bulletins ont été déclarés nuls.

  • Salvalaio : 53 voix - élu

  • Pinet : 48 voix - élu

  • Schuler : 47 voix - élu

  • Davenne : 41 voix - élu

  • Herberichs : 34 voix - élue

  • Solès : 20 voix - non élu

  • Castellote : 20 voix - non élu

Pendant le dépouillement, l'assemblée est conviée, dans le hall fraîchement repeint, à partager le verre de l'amitié en dégustant les tradtionnelles crêpes de Monique Pinet.

La Secrétaire : Jacquie Dupuy

Posté par RolandK à 23:37 - La vie des Montreurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2009

Programme Juin 2009

Vous pouvez télécharger le programme de juin 2009 en cliquant sur la miniature almodovarienne ci-dessous :

Juin_09

L'avis des Montreurs

Marienbad

L'année dernière à Marienbad d'Alain Resnais (France / 1961)

En 1961, on ne faisait pas la différence entre le cinéma grand public qui projetait Mon curé champion du régiment du cinéaste bordelais Emile Couzinet et l'Art-et-Essai. On allait au Gallia, au Florida voir aussi L'Année dernière à Marienbad. Quand on était collégien, lycéen, on ne sélectionnait pas les films pour jeunes ou vieux... Encore que, précisément, L'Année dernière à Marienbad apparaissait d'une furieuse modernité. Un noir et blanc glacé, pas d'histoire, un texte énigmatique, des personnages figés dans une sorte d'amnésie collective... On restait fascinés, on sortait dubitatifs ou enflammés, mais on se souvient encore des images... C'est resté un film culte.

Alain Resnais était connu pour Nuit et Brouillard et son premier long métrage Hiroshima mon Amour. Il reçut le Lion d'Or de la Mostra de Venise. Il a présenté Les Herbes Folles au Festival de Cannes 2009.

(Michel Pujos)

 

P_gre

Trouble in Paradise / Haute Pègre d'Ernst Lubitsch (Etats-Unis / 1932)

Le sommet de ce qu'on a appelé la "Lubitsch Touch", sommet de la comédie sophistiquée dans laquelle désir de richesse et désir sexuel sont dans tous les esprits mais n'apparaissent à l'écran que de manière allusive et ironique.

"Du seul point de vue du style, je pense n'avoir rien fait de meilleur, ou d'aussi bon, que Haute Pègre" écrit Ernst Lubitsch dans une lettre adressée au critique Herman C. Weinberg.

Comment ridiculiser le "Code Hays", établi en 1930 par lé sénateur William Hays, dont la femme déclarera après leur divorce qu'il avait toujours cru que le nombril était le sexe féminin (cf. le Nombril Bar dans Kiss me Stupid de Billy Wilder) ? Une femme allongée sur son lit, un homme se présente à la porte de la chambre, son ombre projetée par la lumière de la pièce d'à côté la recouvre. C'est tout simple. Un bijou amoral. Un régal.

(Michel Pujos)

Les Animations des Montreurs

   

Cons

Vendredi 12 juin, 20h30 - C'est dur d'être aimé par des cons

A l'issue du documentaire C'est dur d'être aimé par des cons, réalisé par Daniel Leconte, qui suit le procès intenté à Philippe Val, patron de Charlie Hebdo, pour avoir reproduit les douze caricatures danoises ayant déclenché la colère des musulmans aux quatre coins du monde, une conférence sera animée par Urbs, dessinateur caricaturiste habitué des Montreurs (il suit le festival Mars Attac depuis plusieurs années, ses dessins peuvent être consultés dans les divers albums photos du site).

Intitulée Tu la sens ma liberté d'expression ?, cette conférence reviendra sur quarante histoires de censures, petit tour non exhaustif de cas malheureusement authentiques issus des mondes de la presse, de l'édition, du cinéma...

 

Popcorn

Vendredi 19 juin, 20h30 - Soirée Spéciale "Amis des Montreurs d'Images"

Projection / Débat autour du film No Popcorn on the Floor, en partenariat avec l'Association des Amis des Montreurs d'Images et en présence de Ramuntxo Garbisu (ancien directeur du cinéma indépendant l'Atalante à Bayonne et protagoniste du film - sous réserve).

La soirée sera notamment consacrée à la situation des cinémas indépendants en France, un pot sera offert à l'issue des débats. Le documentaire No Popcorn on the Floor, réalisé par Gaël Mocaër, nous plonge pendant un an dans les coulisses du seul cinéma indépendant de Bayonne, l'Atalante. Chronique drôlatique de la vie de cette salle pas ordinaire, qui tente de résister encore et toujours à l'envahisseur...

Posté par RolandK à 21:40 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2009

Programme Mai 2009

Vous pouvez consulter le programme de Mai 2009 en cliquant sur la miniature ci-dessous :

Programme_Mai_09

   

Kiki  Ponyo  Ch_teau

A signaler, au sein de cette programmation, la présence d'une "mini rétrospective" consacrée à Hayao Miyazaki à l'occasion de la sortie de son nouveau film Ponyo sur la falaise : les films Kiki la petite sorcière (dont le présentoir vous "observe" depuis quelques années dans le hall des Montreurs) et Le Château Ambulant seront présentés dans la première quinzaine de mai dans la "case" Jeune Public et nous vous recommandons vivement de (re)découvrir ces petites perles du cinéma d'animation !

 

Programme_Mai_2009

 

   

L'avis des Montreurs

S21

S21 la Machine de Mort Khmère Rouge de Rithy Panh (France / 2004)

Il y a deux films majeurs dans l'histoire du cinéma traitant de camps d'extermination : Nuit et Brouillard d'Alain Resnais et S21, la Machine de Mort Khmère Rouge. Aucun des deux ne montre des images filmées de l'horreur, tous deux filment les lieux des atrocités plusieurs années plus tard, lieux poignants et vides.

L'originalité du film de Rithy Panh est la rencontre, la confrontation entre les anciens bourreaux, toujours impunis au moment du tournage, et les quelques rescapés. Dans Oncle Rithy, le film de Jean-Marie Barbe [présenté aux Montreurs], Rithy Panh explique pourquoi il fallait que la caméra reste hors de la salle vide dans laquelle un ancien bourreau mime les gestes quotidiens de l'horreur. On ne peut contempler ces souvenirs qu'à travers une barrière qui rappelle que ce qui est évoqué est du domaine de l'indicible.

Un chef d'oeuvre !

(Michel Pujos)

 

Z32

Z32 d'Avi Mograbi (Israël)

Le film, entre documentaire et installation, traite à peu près le même sujet que Valse avec Bachir, se concentrant davantage sur le thème de la culpabilité et de la quête du pardon. Le réalisateur, en partant d'une histoire singulière, en actualisant les procédés du théâtre grec, donne au sujet une portée universelle, recoupant toute une série de thèmes : les rapports de soi aux autres, les différences homme-femme, le problème moral du réalisateur lorsqu'il utilise la souffrance pour faire son oeuvre...

Un film très fort. N'hésitez pas à lire, avant la projection, l'interview d'Avi Mograbi qui se trouve sur la fiche-film : sa lecture préalable ne déflore pas le film, à mon avis.

(Michèle Pujos)

   

24

24 City de Jia Zhang Ke (Chine)

J'ai vu 24 City en octobre dernier dans un festival, à Auch dans le Gers. Un matin si je me souviens bien. J'ai horreur des projections le matin. Ce n'est pas naturel d'aller au cinéma le matin. Entrer dans une salle de cinéma quand il fait jour, passe encore. Mais un jour déclinant, apaisé, en pente douce, un jour qui contiendrait les promesses de la nuit.

J'étais donc de mauvaise humeur et déterminé à m'endormir si la projection tournait mal. Mais celle-ci, celle de 24 City le samedi 18 octobre à Auch, le matin, était un rêve. Un rêve d'élégance. Elegance des personnages, des paysages industriels autour, des cadrages, des mouvements de caméra, élégance de la pureté des lignes, des éclairages, des gouttes d'eau qui glissent sur une vitre. Elégance des témoignages, sobres et sincères. Elégance d'un procédé aussi, que l'on comprend peu à peu, tout doucement, en gardant profond dans la gorge un point d'incertitude (chez moi, l'incertitude se trouve au fond de la gorge, en remontant un peu). Parce qu'on comprend bien au bout d'un moment que tout est trop parfait pour être pris sur le vif, que cette ouvrière qui parle d'une actrice chinoise de cinéma, c'est bien d'elle-même qu'elle se souvient. D'elle dans la Chine maoiste, mais d'elle-même. La Chine a changé plus vite qu'elle, qui est restée très belle.

Ces personnages, réels ou rêvés, racontent leur vie à Chengdu, de leur vie à l'usine 420 de Chengdu, usine qui disparaît sous nos yeux, le temps du film. Pendant que des Chinois de l'usine 420 de Chengdu nous racontent leur ancienne vie dans la Chine maoiste. Ce film est délicat, subtil et raffiné. C'est un rêve de documentaire.

(Philippe Stellati)

 

Les Animations des Montreurs

Tango

8 mai, 18h15 - Une histoire du tango

En partenariat avec l'association agenaise de tango Tangueando, une démonstration de tango précédera la projection du documentaire de Caroline Neal qui permet de découvrir les artistes prédominants du tango que sont Di Sarli, Troilo, Pugliese, D'Arienzo, Gobbi, Salgan et Piazzolla tout en levant partiellement le voile sur leurs secrets d'interprétation.

 

Cambodge  S21

9 mai - Cambodge, 30 ans après : le Procès des Khmers Rouges

Les deux projections de 18h15 et 21h du samedi 9 mai seront consacrées au Procès des Khmers Rouges qui se tient actuellement au Cambodge, à Phnom Penh, en partenariat avec Ecrans 47, tout d'abord par la projection du documentaire Cambodge 80, qui sera suivi par un débat avec son réalisateur, Lucas Vernier.

A 21h, nous vous présenterons le documentaire de Rithy Panh S21, la Machine de Mort Khmère Rouge, qu'il a réalisé en 2002. Ce documentaire revient sur la politique d'élimination systématique orchestrée par les Khmers Rouges entre 1975 et 1979, et plus particulièrement sur le S21, principal "bureau de la sécurité" du régime, où 17 000 prisonniers ont été torturés et exécutés. "Ma manière d'assumer ma part de travail de mémoire, c'est de parler et donner la parole aux témoins du génocide, victimes et bourreaux. Je veux croire que chaque témoignage est une petite pierre qui contribue à édifier un rempart contre la menace toujours possible, ici et ailleurs, du retour de la barbarie", explique Rithy Panh pour éclairer sa démarche dans ce film. Cette séance de 21h sera suivie d'un débat avec Raoul Marc Jennar, consultant auprès de l'ONU pour les chambres extraordinaires dans les tribunaux cambodgiens, notamment pour le procès de Douk.

En janvier, les salles d'Ecrans 47 ont présenté en sortie nationale le dernier film de Rithy Panh, Un Barrage contre le Pacifique, en partenariat avec l’Association Marguerite Duras. Plus de neuf cents Lot et Garonnais ont pu ainsi voir l’adaptation du roman de Marguerite Duras. S21 constitue un autre aspect de l’oeuvre du plus grand cinéaste cambodgien. Ce documentaire, outre les Montreurs, sera projeté dans cinq salles du département. Dans le document ci-dessous édité spécialement par Ecrans 47, vous trouverez les horaires des différentes projections organisées, les intervenants concernés par chacune de ces projections, une présentation de Rithy Panh et de son film ainsi qu'une chronologie du Cambodge :

Rithy_Panh

 

Nature

15 mai, 21h - Journée Aquitaine Nature

Le vendredi 15 mai à 21h, les Montreurs s'associent à la Journée Aquitaine Nature - Cinénature en partenariat avec l'Association des Cinémas de Proximité en Aquitaine et Expansial, en programmant le documentaire L'Aquitaine quelques degrés plus tard de Morad Ayt Habouche et Hervé Corbière.

L’Aquitaine est en danger. Dans un peu moins d’un siècle, les températures y auront augmenté de 4 à 6 degrés. Plus que n’importe où en France… Ce phénomène, lourd de conséquences pour l’environnement et l’économie du Sud-Ouest, est déjà en marche. La canicule de 2003 deviendra-t-elle bientôt ici la norme ? Si rien n’est fait, sécheresses et incendies se multiplieront, tempêtes et inondations s’intensifieront.

Morad Aït-Habbouche et Hervé Corbière ont enquêté en Aquitaine afin d’évaluer l’ampleur du problème. Pour cet état des lieux, ils se sont rendus dans le bassin d’Arcachon, dans le vignoble bordelais, au coeur du Pays Basque et dans les Pyrénées. Ils y ont rencontré des personnes qui connaissent bien leur pays ainsi que des spécialistes de l’environnement. Tous ont expliqué les dérèglements qu’ils ont déjà pu constater.

Afin de se pencher sur ces signes alarmants, la séance sera suivie d'un débat avec Jean-Louis Bergey (Délégué régional de l'ADEME), Christelle Pezet (Chargée d'étude à la Frayère d'Alose) & Jean-Louis Molinié (Directeur d'étude à la Frayère d'Alose).

 

Lib_rez

19 mai, 20h30 - Ne me libérez pas, je m'en charge

Ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour a toujours préféré la fuite à la prison, l'aventure à la soumission, la liberté à la loi. En l'espace de 30 ans, il aura passé 27 ans en prison - dont 17 en cellule d'isolement - et sera parvenu à s'en échapper à cinq reprises avant d'obtenir une libération conditionnelle en 2003. Si cette vie trépidante l'a souvent exposé au pire, elle l'a aussi confronté à un incroyable face-à-face avec lui-même. Avec le temps, cette fuite en avant est devenue une ascension intérieure, une esquisse de philosophie où il lui a fallu vaincre une certaine idée de soi, de la vie et des autres. C'est à ce voyage initiatique que nous convie ce film.

Selon la réalisatrice Fabienne Godet, le thème de la liberation est au coeur du parcours de Michel Vaujour : "Cela commence très tôt : quelle liberté s'octroyer, quand on est issu d'une famille populaire et qu'on refuse de prendre le chemin de soumission qu'a suivi son père ? Puis, pendant les longues années d'incarcération en Quartier de Haute Sécurité (QHS) : comment se libérer mentalement pour résister à l'enfermement physique ? Surtout, au moment où il se rend compte que les choix qu'il a faits l'ont conduit à s'enfermer lui-même : comment se libérer de soi et des valeurs de son " milieu " ? Comment, en d'autres termes, se " déconditionner " pour reprendre la " vie normale d'un être humain ", comme il dit. La grande question de Michel Vaujour, qui me concerne et qui concerne tout le monde, je crois, est donc : comment se libérer ? Mon film décrit un parcours initiatique ; la libération est son fil rouge, et ordonne tous les choix formels que j'ai faits." Elle note par ailleurs : "ce film m'a renvoyé à une multitude de questions qui pourraient se résumer autour de deux interrogations : qu'ai-je fait de ma vie et de ma liberté pendant ces 27 années où Michel a été emprisonné ? Ai-je été à la hauteur de la vie qui m'a été donnée ?"

En partenariat avec l'Association des Cinémas de Recherche et d'Essai en Aquitaine et Midi-Pyrénées (ACREAMP) et l'Association Française du Cinéma d'Art et Essai (AFCAE), la séance du 19 mai à 20h30 sera suivie d'un débat en compagnie de la réalisatrice Fabienne Godet et de Michel Vaujour.

 

 

Cimade Welcome RESF

26 mai, 20h30 - Soirée "La Solidarité est-elle un délit ?"

En partenariat avec le Réseau d'Education Sans Frontière (RESF), la projection du film Welcome de Philippe Lioret se prolongera par un débat avec Jean-Claude Pitiot (du MRAP) ainsi que des membres de la Ligue des Droits de l'Homme et de la CIMADE (Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués)

Vous pouvez consulter le dossier de presse du film (comportant des interviews) en cliquant sur le lien ci-dessous :

WELCOME

 

Chrigu

28 mai, 20h30 - Soirée autour de "Chrigu"

Christian Ziörjen est un jeune homme de 20 ans comme les autres. Bien entouré par ses amis et ses parents, il étudie, il sort, il voyage et a plein de projets pour son avenir. Son insouciance prend fin, du jour au lendemain, lorsqu'il apprend à l'aube de ses 24 ans qu'il est atteint d'un cancer incurable. Condamné, Christian mûrit prématurément. Il ne s'apitoiera jamais sur son sort, trouvera son énergie dans sa réflexion et découvrira une vie qu'il ne soupçonnait pas jusqu'alors.

C'est en ces termes queJan Gassmann, co-réalisateur de ce documentaire, a souhaité rendre hommage à travers Chrigu : chronique d'une vie éclairée à son complice Christian Ziörjen aujourd'hui décédé : "Quatre mois. Beaucoup de mots. Sa vie que nous reprenons depuis le début. Beaucoup ri, peu pleuré - pas assez peut-être - et bientôt, il était mort. Et maintenant, nous faisons un film. Son film. Un puzzle de moments et d'ambiances différentes qui parlent de relations et de façons de concevoir la vie. Un film pour tous ceux qui vivent sans compromis. Les adieux d'un narcisse qui ne voulait pas qu'on oublie son visage."

La soirée du 28 mai est organisée en partenariat avec la Fédération Nationale des Infirmiers et le Réseau Palissy de soins continus et d'accompagnement (Réseau de soins palliatifs départemental). La séance sera suivie d'un débat en présence d'Anne Roche-Dubernet, présidente départementale de la FNI, et de membres du Réseau Palissy.

Posté par RolandK à 12:39 - Programmation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »